Espace de coworking: Tiers-lieu polymorphe

Gwendoline Weber – Marion Guemas Master CMW

 

Mise en bouche :

Suite à une conjoncture économique et par débrouillardise, optimisme ou les deux un nombre croissant de personnes se lancent dans l’aventure de la création d’entreprise ou tout simplement se lance à leur compte. Débuter dans un secteur d’activité nécessite une certaine période d’adaptation, il faut souvent trouver un financement pour son projet, trouver des clients potentiels. De façon intrinsèque, le freelance ou l’auto-entrepreneur doit prendre en compte une contrainte pécuniaire, l’économie s’impose alors comme un maître mot. Le freelance et l’auto-entrepreneur n’ont pas les moyens de s’offrir un local, et travailler à domicile peut vite s’avérer peu efficace: problème de concentration, cadre inapproprié au travail. La multiplication de ces profils a amené la question du lieu. Ni le domicile ne convenait, ni le local professionnel, il fallait donc un lieu nouveau, hybride, et le rôle semblait plutôt convenir à un tiers-lieu. Le terme de « tiers-lieux » , introduit par le sociologue Ray Oldenburg en 1989, définit les lieux sociaux qui ne sont pas englobés par les deux lieux principaux de sociabilité, en l’occurrence le domicile et le lieu de travail. Ce sont des lieux que les personnes fréquentent  quotidiennement et dont elles font parties  et où des interactions sociales sont susceptibles de se produire. On peut penser aux cafés et aux gares par exemple. Le tiers-lieu a pris une importance notable ces dernières années. En 2015, le baromètre Actineo/CSA relève 96% des salariés utilisant des tiers-lieux dont 24% fréquentant des lieux d’innovations tels que les espaces de co-working.

Les néo tiers-lieux

Certains ont  pu voir dans le tiers-lieu un lieu informel, un terrain vierge, une opportunité de s’exprimer librement, de laisser la créativité parler. On peut voir une appropriation de cet état d’esprit se concrétiser  avec des tiers-lieux à la démarche similaire. Qu’il s’agisse d’un mouvement commun inconscient mais insufflé par un même contexte  ou de mimétisme, des types de tiers-lieux se sont  ainsi distingués. Dans un manifeste créés par plusieurs instigateurs de ces lieux nous est livré quelques mots attestant de ce même élan : « c’est un bien commun révélé, délimité, entretenu par et avec un collectif » C’est aussi l’idée de « favoriser l’innovation sociale au lieu de la décréter », dans laquelle on retrouve cet aspect informel, cette idée de liberté de création, d’être libéré de la contrainte, de l’obligation, en somme de liberté tout court.

Petit tour d’horizon pour s’imprégner de l’état d’esprit

Cette mouvance englobe plusieurs types de tiers-lieux en particuliers. On retrouve les espaces de co-working qui feront l’objet de notre attention et qui sont des espaces communs de travail accessible librement. Il y a aussi les FabLab, terme issu de Fabrication Laboratory, lieux où se « regroupe un ensemble de machines à commande numérique de niveau professionnel, mais standards et peu coûteuses » , on peut notamment y fabriquer des circuits imprimés ou encore utiliser des  imprimantes 3D. Les différents Fab Labs peuvent être ouverts à différents  publics : « la simple découverte du pouvoir de faire, de fabriquer; l’éducation par l’action; le prototypage rapide; la production locale , mais aussi à ceux qui ne cherchent pas la grande série ; et l’innovation, l’invention des objets, des espaces, des formes de demain. » On trouve aussi les HackersSpaces, issus du terme hacker, se référant à l’idée de détourner la fonction première d’un objet ou d’en modifier la structure. Ces lieux sont dédiés à “des ateliers autour d’un outil ou d’un projet numérique, qui rassemblent des groupes de passionnés”, l’enseignement du savoir-faire s’appuie sur un échange de connaissance.

On peut aussi citer le 104, établissement culturel où se mêlent exposition artistique, interventions spontanées d’artistes, évènements musicaux, tout en ayant vocation à redonner de la vie au quartier où il se trouve.

En énumérant ces différents types de tiers-lieux, on peut constater un état d’esprit similaire, un tronc commun qui a permis à chacune des branches de se développer et qui permet de s’imprégner de l’état d’esprit dans lequel baigne les tiers-lieux de travail.

Les tiers-lieux de travail

Parmi ces tiers-lieux, nous retrouvons des tiers lieux de travail. Des tiers-lieux dédiés au travail et appelés « espace de co-working ». Comme son nom l’indique, il s’agit d’un espace où l’on peut travailler ensemble ou encore en commun (« working », terme anglais signifiant travailler). On peut ainsi uniquement partagé l’espace de travail, ou travailler en interaction avec les autres. Ces espaces offrent souvent différents espaces en leur sein. Certains espaces officiels, ont ainsi la salle commune où tout le monde peut travailler (gratuitement ou à prix attractif par exemple à l’heure avec une consommation illimitée du wifi, du café et des lieux par exemple pour un temps donné), les salles réservés à des entreprises ou entreprises en devenir, on trouve ainsi le terme d’incubateur où des projets doivent encore mûrir ou alors comme lieu de travail à moindre coût pour des nouvelles start-up, offrant ainsi une certaine gradation dans l’émergence de projet et leur concrétisation.

Les espaces de travail  « ouverts »

Ici nous ne tenterons pas de définir tous les tiers-lieux, ni tous les tiers-lieux de travail, et encore moins tous les espaces de co-working. Nous nous attarderons sur les espaces “ouverts” dans les tiers-lieux de travail. Nous entendons par “ouverts”, la partie non incubateur, qui ne concerne pas des entreprises en devenir avec des groupes déjà formés mais l’espace commun accessible à tous, par des personnes de tous horizons, gratuit ou accessible. L’espace où on peut venir seul ou avec un petit groupe. L’espace où ambiance studieuse et conviviale règne. Nous tenterons d’englober les espaces officiels et officieux, les espaces officiels seront ceux déclarés comme tels, comme le Numa, et les espaces officieux, ceux à qui les usagers ont assignés un tel rôle, tels que les cafés ou encore les Starbucks. Par souci de compréhension, bien qu’ayant délimité notre cible à quelque chose de plus réducteur, nous utiliserons le terme d’ “espace de coworking”.

Vous le distinguez ce travailleur nomade à la recherche d’une prise pour brancher son ordinateur dans un Starbucks, ou cherchant une place dans un espace de co-working entourés de ces homonymes? Vous en avez déjà aperçus ou peut-être même en faite vous partie. On en voit de plus en plus, ce qui signifie que soit leur nombre croit, soit l’utilisation du lieu croit, voire les deux. On distingue donc un besoin en expansion, un besoin qui a de plus en plus de succès puisqu’il semble devenir une pratique. Qu’est-ce qui fait ce succès et qu’est ce qui caractérise ces espaces et comment en est-on arrivé là?

Nous tenterons d’exposer le cheminement des espaces de co-working vers le succès. En parcourant ce chemin semé de cailloux, on tentera de rebrousser chemin observant une certaine évolution. On distinguera dans un esprit novateur deux aspects fondateurs: l’aspect social puis l’aspect créateur. On essaiera par la suite de décortiquer le succès de ces espaces. Enfin, on s’attardera sur la pérennité des lieux, partie prenante de leur succès.

1- Un lieu de sociabilité différent?

A) Un fonctionnement social basé sur des pratiques existantes

L’espace de co-working se présente comme un lieu ouvert où tout le monde travaille dans la même pièce. Il ne s’agit pas du lieu de travail, ni du lieu de vie (domicile). C’est un espace où la collaboration est encouragée. Ces éléments peuvent se retrouver dans des pratiques déjà existantes. Il peut s’agir de pratique qui étaient utilisées mais peu communes, ou encore démodées et revenant au goût du jour.

Le télétravail

La possibilité de travailler en dehors du cadre de l’entreprise n’est pas sans rappeler le principe de télétravail. Le télétravail est un type d’organisation de travail. L’employeur et l’employé se mettent d’accord pour que l’employé puisse effectuer une partie ou la totalité des taches qui lui sont incombées chez lui. Sa terminologie indique qu’on peut travailler à distance. S’il s’agissait dans un premier temps de pouvoir travailler à domicile, il est simplement question de travailler où il plaît à l’employé. Ainsi c’est un travailleur nomade et il est libre de choisir son lieu de travail. Son choix peut ainsi se poser sur les espaces de co-working.

Les télécentres

Le télétravailleur peut aussi travailler dans un télécentre, un espace dédié au travail à distance qui n’est pas sans rappeler l’usage de l’espace de co-working. Cependant celui-ci généralement n’accueille que les salariés d’une même entreprise. Par ailleurs, le télécentre comme l’espace de co-working s’appuie sur la technologie (ordinateurs, connexion à Internet), base sans laquelle il ne serait pas possible de travailler à distance.

Parallèlement, d’autres types de télécentres existent et ont une vocation similaire à un espace de co-working: vocation d’accessibilité à tous, notamment à la technologie.  En effet, accessibilité à la technologie pour ceux qui n’ont pas les moyens d’en avoir chez eux ou qui ne sont pas raccordés (ligne téléphonique, réseau internet), ou qui ont besoin d’un accès rapide à cette technologie sans repasser par chez eux ou leur lieu de travail. “Les premiers télécentres ont été créés dans les années 1980 en Suède, Il s’agissait de partager des équipements d’informatique et de télécommunications dans des villages isolés, car à cette époque, ces équipements étaient encore peu répandus en milieu rural.” Les service proposés les plus courants sont: un “service téléphonique (avec la Voix sur IP avec une connexion Internet), un service d’accès à Internet (de préférence à haut débit, ce qui n’est pas évident dans les pays en développement), une mise à disposition d’ordinateurs avec logiciels, imprimantes et scanners.” Dans les espaces de co-working on retrouve aussi ce type de service gratuitement ou pour une somme modique.

Dans une extension de cette idée, les cybercafés offre aussi un prémice de l’espace de coworking. Les ordinateurs et la connexion internet son à disposition, parfois même, il est possible de se sustenter. Cependant ici, meme si on peut venir seul ou en groupe, il est plus souvent question de sociabiliser virtuellement. Il n’est pas rare de voir par exemple des “gamers” (joueurs de jeux vidéos) venant en jouer en ligne, qui quand ils viennent en groupe vont non seulement sociabiliser virtuellement avec d’autres personnes mais aussi avec les personnes même avec lesquelles ils sont venus.

Le freelance et l’auto-entrepreneur

En parallèle, la notion de freelance s’est orientée dans une démarche similaire. Le freelance, par définition, ne détermine que le caractère indépendant du travailleur qui se lance sans contraintes, mais aussi seul. Il s’agit d’un “ travailleur indépendant, ou travailleur autonome, à la fois entrepreneur, propriétaire (de ses moyens de production) et son propre employé. Il est maître de ses décisions concernant son travail mais doit toutefois s’adapter aux demandes de sa clientèle”.Néanmoins, qui dit travailleur indépendant dit travailleur à la recherche d’un lieu où travailler.

La multiplication des freelances a amené un besoin croissant de ces lieux. Le freelance posant à la fois une première pierre à l’édifice puisque faisant partie intégrante du tiers-lieu mais constituant aussi la demande puisque désireux d’un lieu où travailler, et à la fois précurseur puisque parmi les premiers freelance le besoin de trouver un tiers-lieu où travailler s’est naturellement posé engendrant l’utilisation de lieu différent du domicile ou d’une entreprise classique . On dénombre en France, en 2011, “environ 2,41 millions de travailleurs indépendants, professions libérales, exploitants agricoles, patrons de l’industrie, du commerce et des services ou dirigeants de société.” La même année, “784 000 non-salariés exercent une profession libérale, à titre principal ou en complément d’une activité salariée, soit un tiers de l’ensemble des non-salariés, 42% exercent dans des domaines “techniques””. “ Les auto-entrepreneurs (AE) représentent18 % des professionnels libéraux, contre 20 % de l’ensemble des non-salariés. “

A titre de comparaison et pour avoir une vision plus large de la présence des freelances, aux États-Unis (EU), en 1995, 39,6 millions de freelances et d’auto-entrepreneurs ont été recensés (soit 32,2% du total de la masse de travailleurs), 42,6 millions en 2005 (soit 30,6%), 43,9 millions en 2012 (soit 31%), et ils projettent 64,9 millions pour 2020 (soit 40%). Quant au Royaume-Uni (RU), un travailleur/salarié sur 20 est freelance. Le RU se plaçant à la troisième place parmi les pays ayant le plus de freelance. De manière similaire aux EU, une projection pour 2020 prédit que les freelance représenteront 45% de la masse salariale.

Mondialisation et monde du web

Un des fondements du co-working semble aussi avoir trouvé sa source dans le web et le numérique, enjoint par la mondialisation. Le web se démocratisant et facilitant les échanges internationaux, les communications étaient à portée de main. Tandis qu’une certaine volonté de partager plus qu’une conversation mais aussi un savoir se développait, les logiciels “libres”, “open-source” émergeaient voire se généralisaient. La mondialisation et l’accessibilité à la communication ont rendu le partage plus facile. Tandis que les entreprises qui créaient des logiciels privés pour sauvegarder leurs idées et leurs savoirs, d’autres, en partageant leur code source de leur logiciel, en permettant aux utilisateurs de se servir de leur logiciel gratuitement voire en le laissant à disposition de quiconque voulait l’améliorer, ont profité de retours d’expériences plus nombreux, plus complets, de la contribution de chacun, et donc forcément d’un enrichissement de leur produit. De ce fait, ces derniers gagnaient une longueur d’avance en qualité, en temps et en popularité face à leurs concurrents qui gardaient soigneusement à l’abri le squelette de leur produit. Une telle efficacité a rendu populaire le logiciel “libre”, “open-source”. Ajouté à cela, la mondialisation, et une volonté de partager les connaissances, enjoint à l’enthousiasme que peut susciter une telle accessibilité au savoir, un état d’esprit d’échange de conversation, de savoir et de collaboration s’est développé. Il faut aussi noter l’engouement pour les réseaux sociaux qui a encouragé cette cohésion sociale, bien que virtuelle, et les échanges entre les personnes.

Le lien social “présentiel”

Une des pierres angulaires du co-working est le lien social. Précisons ici le lien social “présentiel”, de visu, IRL ( dans la vie réelle). En effet, dans le milieu associatif, on retrouve cet esprit. Il s’agit d’un cadre plus ou moins informel, qui se veut collaboratif, participatif et qui centre souvent sur “l’humain” et/ou la cohésion de groupe au coeur de sa démarche. On retrouve les valeurs de l’espace de coworking.

D’autre part, malgré une baisse des fréquentations dans le milieu associatif, on constate une volonté de préserver le lien social et la synergie de groupe. En effet, on observe alors un investissement plus soutenu chez les participants qui restaient dans l’association. Témoignage d’une volonté forte préexistante de préserver ce lien social quelque soit les conditions et malgré la crise. Volonté qu’on retrouve dans le coworking par sa fréquentation et les réponses des utilisateurs sur la motivation de leur venue. Les personnes interrogées ont évoquées les raisons qui leur faisaient préférer l’espace de coworking à leur domicile ou leur travail: Plus de rencontres: 25 %, Travailler entre collègues/étudiants: 20.8 %, Peur de la solitude: 8.3 %, la convivialité: 10 %.

B- Un lieu en rupture avec les pratiques traditionnelles

Un état d’esprit

Si avec les télécentres, on a pu voir que l’espace mis en commun pour travailler à distance était dans la même idée que les espaces de co-working, une différence s’opère néanmoins. Car le lien social ne se définit pas que par un espace, c’est aussi une façon de penser. Et dans les espaces de coworking, un contrat tacite avec le visiteur semble s’opérer. Comme on peut l’observer dans notre enquête, une part importante des personnes reviennent pour les échanges avec d’autres personnes (9 personnes sur 30) et on peut observer que ce qui fait un espace de coworking dans le graphique suivant est essentiellement le lien entre les gens (espace de rencontres, espace de partage, travailler sans être seul).

Un système qui s’auto-engendre

Si la masse de travailleurs comprenaient déjà des freelances, on a pu constater une augmentation des freelances, semblant confirmer une tendance. Qui plus est, cette nouvelle forme de travail, “indépendante”, se généralisant, elle engendre une pratique cyclique, semblable à l’ouroboros qui se mord la queue. En effet, d’après des infographies américaines de 2010, sur les 27% de freelances et d’auto-entrepreneurs qui embauchaient, 21% de leurs employés était constitué d’autres freelances.

Renouveau du lien social “présentiel”

Si ce lien social, cette interaction “présentielle” n’a rien de nouveau, certains ont remarqués une diminution de ces interactions, peut être au profit ou dû aux interactions sociales virtuelles. En effet, la forte popularité des réseaux sociaux n’a pas nécessairement encouragée le lien social “présentiel”. Par exemple, Facebook compte 30 millions d’utilisateurs en France et 1,49 milliard dans le monde. Pour Youtube, 23 millions en France et 1 milliard dans le monde. Pour Twitter, 6 millions en France et 304 millions dans le monde.

Parallèlement, des tiers-lieux à fort lien social “présentiel” tel que dans le milieu associatif ont vu chuter leur taux de fréquentation. “Les réseaux traditionnels d’échanges, d’entraide, de solidarité, de sociabilité ont existé de tous temps ; mais les mutations sociétales notées depuis le début des années 60 ont semblé mettre en péril le lien social au profit de l’individualisme, des besoins de performance et de productivité.” D’autre part, on note aussi une “Adhésion en baisse, engagement en hausse : les dirigeants des associations ont noté une baisse de 30 % des adhésions, surtout dans le secteur des loisirs (culture et le sport).” L’espace de coworking offre donc ici un renouveau de ce lien même si il ne part pas de rien.

Par essence, le tiers-lieu est en rupture avec la tradition, il est hybride, n’appartient à aucune case. Cependant, nous avons déjà pu constater que les tiers-lieux ne sont pas une nouveauté. On peut néanmoins voir dans les usages de l’espace de co-working, une réappropriation sociale symbolique, un regain d’importance. Comme pour dire que non seulement il se démarque du domicile et du lieu de travail mais que son importance est égale. C’est peut-être là le changement, l’importance qu’il prend, la place qu’il revendique sans s’imposer. Cette observation amène alors une question de priorité, de la place de chaque lieu dans le système sociétal, d’organisation, de structure. “Il est remplacé par le modèle du réseau qui, lui, se fonde sur le triptyque polycentrisme, interconnexion, fertilisation croisée.” “Nous sommes aujourd’hui rentrés dans un nouvel univers sociétal (et donc économique) sans encore être capables d’en maîtriser les règles et les tiers-lieux constituent sans doute un laboratoire de ce futur sociétal.”

Par ailleurs, dans une suite logique de changement organisationnel, un certain décloisonnement des lieux sociaux (travail et domicile) semble engendrer des glissements. En effet, parmi les réponses de notre enquête, nous avons pu constaté chez certaines personnes des désirs précis relatif à un meme objectif. Certaines personnes tout d’abord considérait l’espace de coworking comme un lieu de vie. D’autres souhaitaient que l’espace de co-working fournisse des espaces de détentes, de sport, sanitaires (douches). On peut présumer par ces réponses le désir de “se sentir chez soi”, la recherche d’un certain confort, que tout soit à disposition comme c’est le cas souvent chez soi. Si on constate que l’espace de co-working tend vers une polymorphie voire une pluralité de ses fonctions ou tout simplement une pluralité générale, on peut penser qu’un glissement du domicile s’inscrit vers l’espace de co-working.

C’est ce lien social, cette culture de l’échange qui pose notamment la base de l’esprit du co-working et qui en fait un espace attractif, car c’est la pluralité qui permet la créativité et qui l’accroît.

II) Un terreau d’innovation et de développement

A- Créativité

« Si vous interrogez des coworkers, il vous diront avant tout que leurs espaces sont des lieux de créativité,{…}Pour eux c’est un stimulateur d’idées une porte ouverte aux opportunités ce qu’ils y apprécies c’est un environnement fun , amical, détendu ou l’on peut mieux se concentrer qu’ailleurs » Marc-Arthur GAUTHEY : Co-fondateur de Cup of teach.

En effet, les conditions de travail sont réunis pour que le travail soit créatif : sévérité, détente, partage, respect, travail studieux. l’environnement est propice au développement d’idées. C’est une atmosphère de liberté et de créativité on favorise ainsi le développement des projets, et de toute innovation liée au technologies du numérique en faisant se croiser des mondes différents travaillant dans un lieu éclaté.

On retrouve ici l’idée de l’intelligence collective { L’intelligence collective désigne les capacités cognitives d’une communauté résultant des interactions multiples entre ses membres }. Avec un brassage de compétences, et des sensibilités,des points de vue différents mais complémentaire, ce terrain est générateur d’idées nouvelles à caractère imprévisible. On ne peut pas prédire le comportement de tout un ensemble.

Quand les gens sortent de la Cantine ( Aujourd’hui Numa ), ils sont généralement satisfaits, ils n’y ont pas trouvé ce qu’ils étaient venus chercher mais ils sont très contents de ce qu’ils ont trouvés” nous explique Stéphane DISTINGUIN, président de l’association de PME innovantes Silicon Sentier. Cette sérendipicité  { = le fait de réaliser une découverte scientifique ou une invention technique de façon inattendue à la suite d’un concours de circonstances fortuit et très souvent dans le cadre d’une recherche concernant un autre sujet.}  n’est pas rare dans un espace de co-working.

L’idée des classe créatives instauré par Richard FLAURIDA qui désigne un groupe formé par un premier cercle: les purs créatifs ( chercheurs, inventeur, développeurs de technologies, designers…) et un deuxième cercle qui désigne les professionnelles à forte valeurs ajoutée tel des analystes de marché ou des Business Angels se retrouvent naturellement dans ces espaces, ces lieux de vie favorable au phénomènes d’émergence dont elle renforce alors le dynamisme et l’attractivité dans un cercle vertueux favorable à l’innovation, aux partenariat et aux synergie.

De la même manière que dans les réseaux sociaux, ils se rejoignent, et ils se retrouvent cette fois dans des lieux physiques pour un penchant plus naturel, et parfois nécessaire à l’espace virtuel. Comme l’exprime Stéphane DISTINGUIN: “dans les métiers de l’immatériel et du virtuel, la rematérialisation est un levier surpuissant. En ce concentrant sur un même lieu, des activités qui ne reposent que sur des 0 et des 1 ont crées une force que nous ne soupçonnions pas.”

Cet espace permet aussi dans certains cas de franchir le cap, de passer de l’idée de projet à un projet de lancement, par l’encouragement des individus mais aussi par la seule existence de ce lieu, qui permet, d’une certaine manière, la concrétisation des projets.

Les conférences, les cours, les ateliers, les événements extérieurs en général, qu’ils soit culturels, académiques, ou qu’ils proviennent du monde des affaires stimulent par leur apport de connaissance, et leur pluralité un brassage d’idées qui amènent peu à peu à l’innovation.

C’est aussi, de manière générale, notre société en mouvement qui encourage la créativité au sein de cette espace. Pour le magazine ouishare.net, “nous vivons la transition d’une économie de propriété à une économie d’usage”. Nous sommes dans une société qui revalorise de plus en plus les aspirations personnelles et professionnelles au sein d’un groupe ou d’une communauté. “Nous  vivons dans un “monde en bêta” nous explique Richard Collin de NextModernity,“nous testons les idées, les concepts et c’est la liberté de créer qui est moteur de cette évolution avec comme outil la technologie”. “Nos capacités créatives n’ont jamais eu autant d’outil à leur disposition. Mais la dynamique est humaine, et les acteurs de cette reconstruction sont mobiles.

Une créativité contagieuse

Un tel succès, un tel engouement, une telle efficacité, une telle innovation, forcément cela force la curiosité, la jalousie, l’admiration. Et cela enjoint quelque part à “explorer le concept de tiers-lieu et de réfléchir à la démarche qui permettrait de faire du concept de tiers-lieu un levier opérationnel au service du développement.”

Vent de changement

On essaiera ici d’identifier des nouvelles méthodes de travail dans un but créatif, innovateur des entreprises. Des buts qui peuvent avoir trouvé leur source dans le co-working ou qui sont simplement le reflet d’une volonté de changement inhérent à la société et ainsi ne sont qu’une autre manifestation de cette volonté. “Le jargon managérial occupe tant d’étagères qu’il est de bon ton de le moquer. Mais aujourd’hui sa richesse en dit long sur les métamorphoses des entreprises. Deux exemples : le « re » et le « co », alpha et oméga de la tout aussi célèbre « intelligence collective ». Mais le « re & co » est promis à un bel avenir, car il témoigne du besoin de renouvellement radical de modèles fatigués.

Ce concept, par sa sémantique même, sonne le glas d’un univers stable, où la standardisation des pratiques et les normes ISO sont les leviers privilégiés de la performance, et la créativité, une laissée-pour-compte.”

Intelligence collective

On peut trouver dans l’esprit collaboratif, l’exemple du PDG de Chrono Flex qui a changé la gestion manageuriale. “Les salariés sont réorganisés en petites équipes géographiques, chacune cooptant son capitaine. Exit les contrôles et les symboles de pouvoir, place à la prise d’initiatives. Quatorze mois après ce changement de cap et dans une conjoncture toujours aussi morose, le chiffre d’affaires a augmenté de 15 %. Le taux d’absentéisme a chuté.” L’intelligence collective est ainsi mise en exergue.

La créativité: quête du Graal

Parmi les principes de l’espace de co-working, on retrouve la créativité, la volonté de créer pour créer sans rechercher le résultat, une certaine forme de liberté, dénuée de contraintes. Un article des Echos témoigne d’une reconquête de la créativité par la masse des travailleurs au sein meme de l’entreprise “classique”. Sans mauvais jeu de mot, l’article “L’innovation comme un moyen, pas comme un but” fait échos au précédent, il rapporte la théorie de 2013 de Jeffrey Baumgartner qui résume en 7 points comment être une entreprise innovante dont celui résumé par le titre: “Highly innovative companies do not see innovation as an end, but rather as a means to achieving strategic goals.”

La “Human Touch”

Le lien social, le partage, l’interaction, “l’humain” semble retrouver sa place au coeur de l’entreprise. Ce n’est plus la productivité et le résultat mécanique d’une machine, c’est la créativité et l’émulation de l’humain. On retrouve un champ lexical de l’humain dans cette transformation: “bienveillance”, “émotion”, “doute”, “erreur”é, “expérimentation”, “relationnelle”, “désir”, “désordre”: “du doute collectif et de la confrontation bienveillante, de l’expérimentation et de l’erreur. Il encourage l’anticonformisme et reconnaît un droit (modéré) au désordre ! Il consacre des termes jadis apanage des utopistes : désir, émotion, empathie, intelligence relationnelle, sens et bien-être au travail, solidarité ou bienveillance.”

Ouverture et partage

Dans la même branche que la notion de partage et d’ouverture aux autres qu’on retrouve dans l’espace de co-working, “le concept de « lead users » (ou usagers avant-gardistes), ces individus qui sont tellement passionnés par certaines activités qu’ils en deviennent de véritables experts” a été développé par Eric von Hippel, professeur-chercheur à la Sloane School of Management au MIT. Et il a été utilisé par les entreprises: “de jeunes surfers de Hawaï qui ont ainsi amélioré leurs planches de surf à force d’expérimenter des « trucs » pour solutionner les problèmes de fixation des cales à pieds qu’ils rencontraient lors de sauts acrobatiques.” “Un certain Malte Simmer à Hawaii effectue un saut prodigieux pour l’époque.

Son flotteur à arrière carré appartient à la première génération des engins conçus pour le saut et les vagues.” Dans l’article de 2014 du HuffingtonPost, s’appuyer sur les lead users constitue un des 4 points essentiels à l’innovation et la création.

De nouvelles pratiques

Parallèlement,de nouvelles pratiques de travail se mettent en place, qui naissent du changement qui s’opère tout simplement ou qui peuvent parfois se rapprocher de l’esprit du co-working.

On peut citer dans les idées novatrices, “l’innovation frugale” ou “Jugaad” (= terme hindi signifiant débrouillardise, système D). Il y est question de faire bien avec peu. A défaut de rapprocher cet élan du co-working, cela reste dans l’esprit des nouveaux tiers-lieux et la volonté d’éco-responsabilité, que le produit réponde à un besoin réel du consommateur et non un besoin créé par une entreprise/une marque. Au-delà du principe économe, cette contrainte offre une manière nouvelle d’aborder la création d’un produit, elle challenge alors l’employé, provoquant ainsi la créativité qui est en lui. “Pour 1 euro par mois, et grâce aux ONG, Nokia, en Inde vient de vendre une application aux fermiers qui leur permet de connaître la météo et le prix des cultures: là encore innovation frugale.”

D’autres idées et pratiques peuvent témoigner d’un vent de changement comme les “living labs” ( permettant de mettre les usagers dans des situations les plus réalistes possibles),  les méthodes de “test and learn”, similaire aux start-ups, les hackatons (marathon collaboration d’innovation) comme à l’école 42.

Cependant, il vient à point de préciser avec le recul du scepticisme que rien est encore fait et que la généralisation d’un tel changement n’est pas écrite dans le marbre: “Il est pourtant trop tôt pour affirmer que le « re & co » sera plus qu’une tocade réservée à une élite progressiste pour devenir le printemps du management qui embarquera les foules.” La question de la pérennité de cette dynamique se pose donc. De même, on peut se demander quel équilibre savant permet à cette dynamique de fructifier: “Introduire le désordre dans l’entreprise, cela s’organise.”

III) Anatomie et perspectives.

A) Anatomie

Dans un espace de coworking on croise toute types de personnes qui ont besoin de l’outil numériques pour travailler, comme des entrepreneurs, des freelances, des start-ups, des designers, des journalistes, des écrivains, des étudiants, des salariés de grands groupes, et même quelques chômeurs. ils partagent ainsi un lieu et des ressources. La plupart travaillent seuls, ils suffit d’un ordinateur et d’un point wifi pour être au bureau. Ce qu’ils viennent chercher dans un espace de coworking : une ambiance de travail (45,5%), un endroit agréable , de la convivialité,le fait de changer de cadre de travail ( 40,9%) selon notre étude réalisée via un questionnaire. Mais aussi, les co-workers sont attirés par des prix attractifs (40,9%) et enfin il souhaitent rencontrer des personnes intéressantes. Ils veulent ainsi séparer ‘son chez soi’ de l’univers professionnel, et rompre une certaine solitude. il y trouvent de la flexibilité, du service et un écosystème au sein duquel de nouvelles opportunités peuvent surgir.

Les espace de coworking sont nés il y a environ dix ans, avec l’apparition massive de travailleurs freelance. On en compte environ Une petite centaine en France, parmi lesquels Cowork In Grenoble, La Cordée (Lyon), Les Satellites (Nice),Coworking Lille, The Carrosserie (Marseille), Node (Bordeaux). Tous ont une identité propre, mais des valeurs souvent partagées à Paris, Mutinerie et Numa sont les plus connus.

Le coworking, un espace de valeurs communes

Le coworking repose sur des valeurs communes : un état d’esprit collaboratif, des savoirs vivre, une ambiance conviviale et studieuse à la fois. et l’effort des gérant pour maintenir cette espace communautaire n’y est pas pour rien notamment par la création de nombreux événements. Dans notre étude, plus de 58% des personnes interrogés pense que l’échange est encouragé a la fois par la structure et par l’état d’esprit dans le lieu.

Le coworking, un lieu encourageant l’émulation et la créativité

L’espace de coworking, est un environnement propice au fourmillement d’idées, se crée ainsi de nombreux projets par la diversité des thématiques abordées au sein de ces lieux mais aussi la diversité de ces communautés. En effet selon l’étude Global Coworking Survey Deskmag 72 à 75% des personnes interrogés selon les années, ont accru leur productivité grâce aux co-working.

On cherche ainsi un lieu ou on favorise des échanges informels comme le “réfectoire ou la machine à café dans les grandes entreprise {…} c’est un outil supplémentaire permettant de créer des coopérations faibles indispensables à la réalisation de services et d’applications du Web 2.0”  { D.CARDON / C. AGUITON, Web participatif et innovation collective}

Dans notre étude Pour plus de 45% des personnes interrogés c’est grâce aux intérêts commun qu’est provoquer l’échange et en général ( pour environ 60% des personnes interrogés ) il souhaite rencontrer tout type de personnes – de secteur différents mais aussi des personnes de la même sphère d’activité –

Le coworking, un espace de partage et de rencontre et une envie de travailler ensemble

On y travaille seul, mais ensemble. Dans notre étude, 41,7 % des personnes interrogés pensent que un espace de coworking est avant tout un espace de travail, un lieu de partage et un espace de rencontre et d’ouvertures au autres.

Les co-workers se retrouvent pour partager , et collaborer les uns avec les autres, ils font de nouvelles rencontres, et échangent des contacts.

Selon l’étude Global Coworking Survey Deskmag, 63% des personnes interrogés pensent qu’il y a une meilleure ambiance dans les bureaux de coworking que dans les bureaux classique. Tandis que 92% pensent que le coworking favorise la socialisation et l’accroissement de son cercle social

On pourra ainsi se demander d’où vient cette dynamique de partage et de collaboration, dans notre étude, 65% des personnes interrogés pensent qu’internet a une influence sur l’état d’esprit de partage et principalement grâce à la culture de l’échange (60%) et l’accessibilité des connaissances ( 50%) initié par internet.

“Je connais beaucoup de gens dans la Silicon Valley qui travaillent seuls parce qu’il est possible de le faire. Au bout de huit jours, quinze jours, trois mois, ils se sont presque suicidés. Ils ont besoin de partager leur expérience. L’homme reste un animal social.”

Michel SERRES, Interview dans Challenges du 20 février 2014.

Le coworking est un contrat social entre des personnes; une façon de vivre et de travailler ensemble dans cette espace. Pour la nouvelle génération de jeunes actifs ces espaces leurs sont de plus en plus indispensable comme un point de chute ponctuel autant que comme un ancrage social. Dans notre étude Plus de 40% pensent que ceux qui les a poussé à venir est une bonne ambiance, et 37,5% les échanges avec d’autres personnes.

En effet, le coworking permet de s’éloigner de la solitude. Dans l’étude de Global Coworking Survey Deskmag, 86% des personnes interrogées se sentent moins seules dans un espace de coworking que dans un bureau classique. Il permet ainsi de créer des interactions, et un partage de connaissances qui leurs sont bénéfiques, et leur permet une meilleure confiance en soi: 61% pensent que le coworking améliore le travail et 90% pensent que le travail en coworking amène à avoir plus confiance en soi. Et tout cela dans une ambiance conviviale et détendue (71% des personnes interrogées se sentent moins stressées et plus en forme en rentrant chez eux), ce qui leur permet d’échanger des contacts professionnels: 75% des personnes interrogés pensent que le coworking favorise l’accroissement de son cercle professionnel.

De plus, l’espace y est autogéré par les co-workers, c’est eux qui encourage l’échange, qui créent des animations ( environ la moitié des animations sont internes à l’espace dans Numa).

Pour plus de 45% des personnes interrogés il souhaite rejoindre à la fois des personnes qu’ils connaissent mais aussi rencontrer de nouvelles personnes. ( Notions de Bridging & de Bonding ) Seul 12,5% souhaite uniquement rejoindre des personnes et 25% rencontrer seulement des nouvelles personnes.

Le coworking, du point de vue économique

Pour un freelance ou un auto-entrepreneur, l’espace de coworking lui permet de travailler dans un lieu sans y dépenser de l’argent, avec un service d’alimentation de vente bon marché et un wifi en accès libre. Cela lui enlève les contraintes engagées lors d’une location tout en ne travaillant pas chez soi. Dans notre étude, Plus de 45% pensent que ce qu’il leur a poussé à venir est l’accès au WIFI.

Le co-working, un espace ancré dans la ville et accessible

Il est très important de rattacher ces lieux à un territoire donnée. Nous écouterons des personnes différemment selon le lieu d’où elles viennent, qu’elles viennent de Silicon Valley ou de Silicon Sentier par exemple. Il est donc important d’attacher des valeurs essentielles à un lieu et à son territoire, pour une innovation et de la créativité originale propre à celui-ci.

Le coworking, et ses limites

Il existe cependant certaines limites au coworking comme la peur pour certains de tout partager, et du respect de la confidentialité 79% pensent que les bureaux individuels respectent plus la confidentialité et beaucoup d’entreprise refusent que les coworkers travaillent dans un même lieu que des métiers similaires par peur de la concurrence.

Car le coworking c’est aussi accepter une nouvelle vision complexée des affaires et les valeurs de l’open source. En effet, à l’instar de la culture du logiciel libre, certaines personnes sont encore partisans de l’idée ancienne du logiciel propriétaire.

De plus, les termes employés par les acteurs demeurent très techniques. L’utilisation d’un tel langage de spécialité entrave la connaissance des tiers-lieux par un public néophyte ce qui peut être vu comme une limite.

La démocratisation des tiers-lieux devrait donc aussi s’accompagner d’une simplification de vocabulaire afin de favoriser la compréhension de ce concept émergent.

Le principale reproche que l’on fait au coworking est que l’espace est trop bruyant. Selon l’étude Global Coworking Survey Deskmag 75% pensent que le bureau personnels est moins bruyant que le coworking et Selon notre étude : Pour plus de 47% des personnes interrogés, les personnes qui ne fréquentent pas ces lieux ne viennent pas car l’espace est trop bruyant.

Certaines personnes pensent aussi, que ces lieux sont méconnus (43,5 %) il faudrait ainsi instaurer une dynamique dans le but d’informer sur ces nouveaux lieux de travail. Pour plus de 21% ils pensent que les personnes n’ont pas forcément le temps ou que le confort n’est pas au rendez vous. Enfin pour 17,4% les horaires ne sont peut être pas assez flexible.

L’exemple de Numa:

Comme nous synthétise Marie-Vorgan LE BARZIC et Stéphane DISTINGUIN  dans le livre ‘Cantine : un espace de rencontres physiques au cœur de l’économie virtuelle’ Le fonctionnement de La Cantine repose sur un socle de valeurs auxquelles ils tiennent  : Le sens de l’accueil – qui se traduit par des taches concrètes comme déplacer des tables ou ranger des chaises, laver des tasses, faire du café etc; l’oecuménisme – par l’acceptation du courant d’un système d’open-source et du système propriétaire; la recherche permanente de transformation de dynamique individuelle en dynamique collective ; le sens du partage – valorisation de la communauté du logiciel libre et de la pratique des “créative common” ;La cantine accorde une grande place à la dimension de l’intérêt générale et au développement du territoire dû aux financements publics accordé à cette espace enfin, un lieu avant tout de travailAvoir un lieu où s’amuser et organiser de belles soirées est formidable, mais avant tout, on travaille !”

B- Perspectives

Des observations:

Lors de notre étude, on a constaté différents éléments pour améliorer l’espace de co-working: la création d’un espace de repos pour faire des réunions, celle d’un espace dédié au réseautage. Ils aimeraient plus de places assises, plus d’évènements et de rencontres pour la construction de projets, et enfin plus d’ateliers gratuits ponctuels et de workshop.

Quand certaines personnes désiraient de la musique d’autres trouvent que l’espace est trop bruyant pour se concentrer. Il aimerait aussi plus de confort ( sièges confortable, repas sains) et un espace de bibliothèque et de jeux dédiés à disposition, ainsi que des horaires plus extensibles.

Certains réclament encore plus de gratuité – des cafés gratuit par exemple – un véritable espace de vie -certains parlent même de douche ou de salle de sports, d’espace pour téléphoner, pour fumer, ou pour faire des pauses –

De nouvelles dynamiques

Des espaces nouveaux sont amenés à se développés comme celui de Nexity qui a crée “Blue Office” des espaces de travail à distance au coeur des zones résidentielles ou encore Next Door par Bouygues; Mais aussi des groupes spécialisés de locations de bureaux, ou de l’immobilier tels Regus, Orange, la caisse des dépôts qui viennent de s’associer pour développer un réseaux de télécentre qui se nomme “Stop & Work”.

Ils souhaitent aussi investir dans les lieux de transit qui favoriserait les déplacements professionnelles Regus propose, des bureaux en gare du Mans;  La SNCF a lancé un appel à manifestation d’intérêt pour créer des espaces de coworking dans les gares. Un espace de travail a ouvert ses portes dans la station-service Shell de Limours-Janvry, sur une aire d’autoroute située sur l’A10 au sud-ouest de Paris.

Enfin, de nouvelles collaborations vont apparaître comme Starbucks qui collabore avec Regus pour des offres dans ses cafés.

Mais ces offres sont éloignés des pionniers du coworking, c’est des offres trop commerciales sans le même état d’esprit communautaire.

La place des collectivités locales dans le développement de ces lieux est amenés à s’intensifier. Car elle semble importante dans l’aménagement territoire et pour le financement de ces espaces.

Dans les villages ou le bureau de poste et le café ont disparu, ces nouveaux lieux de socialisation rassembleront accès aux services publics, Fablabs, Repair cafés, espaces de coworking, formation au numérique, etc…

Des appels d’offres sont déjà en cours dans la Sarthe ou dans la Creuse, par exemple.

Il y a aussi la piste des surfaces de bureaux inutilisés dans les entreprises en effet près de 40 % des bureaux franciliens sont inoccupés (déplacements, congés, RTT, arrêts-maladie…). Cette surface, très difficile à commercialiser, pourrait être transformée en espaces de coworking C’est ce qu’on appelle le « corpoworking

Dans un avenir proche 15 % des dirigeants affirment leur intention de mettre en place un coworking inter-entreprise, et 19 % un espace de coworking intra-entreprise.

L’enjeu de demain est alors de permettre au salarié (nomadisme contemporain) d’éviter les longs trajets pour se rendre aux travail, d’organiser son travail différemment et de s’ouvrir vers l’extérieur selon Jean Pouly ( Le média de toutes les solidarités).

Il y a fort à parier que les espaces de coworking vont de plus en plus se spécialiser par domaine de compétences : design, édition, web… Notamment parce que cela permet la mutualisation de ressources de plus en plus spécifiques.

Le coworking, une dynamique pérenne

90,9% des personnes interrogés sont persuader que la dynamique du coworking va durer contre seulement 9,1% qui éprouvent une nuance à la pérennité de cette pratique. En effet, depuis 2010, le nombre d’espace de coworking double chaque année en France, logiquement, la fréquentation moyenne a également presque doublé en un an, passant de 30 à 50 coworkers quotidiens en moyenne par espace.

Sources : Deskmag, Silicon Sentier, Deskwanted, Topsy

Les nombreux avantages du coworking font qu’il sera au coeur du monde de travail de demain. Les coworkers comme les travailleurs indépendant, les salariés en télétravail, les auto-entrepreneurs ainsi que les start-ups seront donc de plus en plus nombreux. Cependant le principal frein des espaces de coworking est le besoin de financement, il faut soit un financement privée soit des aides de financement publics et pour cela, il faut une dynamique des villes qui soit dans ce sens.

Mais si l’on est encore au niveau du signal faible, il est évident que l’on est aussi au début d’une révolution des modes de travail par le numérique. Les hommes ont d’abord travaillé chez eux puis la révolution industrielle a créé de nouveaux lieux de travail (usines,bureaux) Aujourd’hui on peut travailler de n’importe où, mais on a toujours besoin d’interactions sociales. Les tiers-lieux rematérialisent en quelque sorte ce qui disparaît dans le monde virtuel.

En quelques sorte on se retrouve dans les nouvelles places du village global qu’avait pensé Mac Luhan nous rapporte zevillage.net.

Une organisation de travail qui deviendra incontournable à l’avenir selon 74 % des salariés. Pour les deux tiers des chefs d’entreprises interrogés, le coworking est le chemin le plus court pour optimiser le travail. Ils redouteraient néanmoins une perte de contrôle des managers dans le cadre de ce type d’organisation.

Cela dit, les centres d’affaires ne se précipitent pas pour ouvrir des espaces coworking. D’abord parce qu’il ne s’agit pas toujours d’une priorité commerciale, mais a cause du manque de crédibilité pour s’imposer dans un univers de start-up. Ils veulent ainsi créer certains avantages du coworking dans leur entreprise tel le networking comme la création de réseaux sociaux inter-entreprise.

Conclusion

La dimension sociale de l’espace de coworking s’apparente à la phrase de Lavoisier: “Rien ne se perd, rien ne se créé, tout se transforme”. Et on ne croit pas si bien dire, car si les ingrédients semblent les mêmes, la recette est différente, et comme tout cuisinier aguerri le sait, dans la cuisine, il y a de la chimie. Et lorsqu’on change la façon de préparer, les réactions chimiques peuvent être différentes comme le résultat. Néanmoins, on peut observer un véritable changement s’opérer. Le décloisonnement des lieux sociaux établis (domicile, travail) et les interpénétration de ces lieux font échos à ces propos:“Nous sommes aujourd’hui rentrés dans un nouvel univers sociétal (et donc économique) sans encore être capables d’en maîtriser les règles et les tiers-lieux constituent sans doute un laboratoire de ce futur sociétal.”

Un certain oxymore se dégage du rôle du web dans ce processus. Celui-ci semble à la fois avoir inspiré les tiers-lieux de ce type par une culture du partage et en même temps encouragé les gens à se retrouver de façon présentielle, lassé peut être par les contacts, soit, multiples et diverses, offerts par le web mais cependant virtuel et moins “humanisé”. Conjointement à une rematérialisation du lieu social voire du lien social cristallisé dans ces tiers-lieux, on peut observer, tout aussi paradoxalement que précédemment, une dématérialisation du lieu de travail, qui de fixe passe à nomade.

Le co-working est une culture globale, celle du “co” du partage du bon sens et de l’ouverture aux autres, on assiste à une continuité des idées de l’open source instauré dans le monde numérique. C’est cette énergie, cette émulation qui produit et engendre la créativité et les innovations qui l’accompagnent.

Les valeurs de ces lieux sont profondément ancrées dans tous les espaces, peu importe les endroits, et forme un écosystème totalement ouvert et des innovations dites ascendantes. Ces espaces de co-working sont devenus les “hubs d’une innovation, un mouvement, un concentré de talents qui inventent aujourd’hui les usages de demain.” Ce sont ces valeurs mêmes qui font l’espace de co-working et l’enthousiasme qu’il peut susciter.

Ces espaces de co-working “ dessinent ainsi l’avenir du travail, de la création de l’innovation et il semble bien que ce ne soit que le début, soit dans une démarche de continuité, soit d’une façon nouvelle d’appréhender ce modèle.”

Sources :

Introduction :

I.A.

  • Freelance:

B.

II.A.

III.A.

Sources générales:

  • Le Barzic Marie-Vorgan, Distinguin Stéphane, « Cantine : un espace de rencontres physiques au cœur de l’économie virtuelle. », Le journal de l’école de Paris du management 4/2010 (N°84) , p. 31-37

URL : www.cairn.info/revue-le-journal-de-l-ecole-de-paris-du-management-2010-4-page-31.htm.

DOI : 10.3917/jepam.084.0031.

Crédits images:

Lieux d’enquêtes (virtuels et réels) :

Réel :

Le NUMA

Espace de co-working situé à Paris, près de Saint Martin et de Châtelet (métro Sentier), anciennement la Cantine, fondée en 2008 par l’association Silicon Sentier (elle-même fondée en 2000 par des entrepreneurs et maintenant constituées d’environ 140 entreprises).

Pourquoi ?

C’est un des espaces de co-working pionnier du genre à Paris et un des plus connus, il nous a donc semblé logique de choisir ce lieu emblématique.

Virtuel :

Via Facebook ( réseau social du web):

–          Groupes d’entraide (forte chance de réponse): Wanted stage/alternance/freelance, Sortir à Rennes, Bons Plans Paris, Jobs district,

–          Groupes d’espace de co-working, de freelance, de recherche de postes (forte probabilité de trouver la cible de l’enquête): Wizbii, Hopwork, RegionsJob, Wanted stage/alternance/freelance, Jobs district, Jobijoba.

–          Groupes alternatifs (esprit collaboratif, alternatif, atypique en commun avec notre sujet et souvent trouvés par association de Pages “aimés” via Facebook: endroit potentiel où se trouverait la cible de l’enquête): Arte, Le blog du moderateur, talents du numérique, France digitale, le 104, la Recyclerie, Paris pionnières, Epitech.

NB: Groupes Facebook où il fut impossible de poster: (LinkedIn, Jobtrotter, Gaité Lyrique).

Pour en savoir plus:  

Total des réponses : 28

  • Manager
  • ingénieur informatique
  • Chef de projet
  • Artiste
  • Entrepreneur social/
  • Professeur agrégé d’art plastique
  • Commerciale

  • La terrasse ( Nantes)
  • Aucun en particulier
  • Google Campus LDN
  • Ceux de ma ville ..

  • Prendre du recul par rapport à mon quotidien professionnel
  • Ne plus être seul
  • Être challenger sur mon projet
  • Mon stage
  • C’est trop cool !
  • Réduire le temps de transport
  • Même façon de penser
  • Espace libre de travail et de partage
  • Travailler en collectivités, type open source,
  • Un espace ou plusieurs entreprises ( start-ups) travaillent dans le même lieu.
  • L’endroit qui nous permet de ne pas payer nos locaux. Tous en échangeant et partageant
  • Réseautage
  • Un espace ou des personnes de tout types développement leurs projets personnels
  • Développement de compétences
  • Tous les jours
  • Motivation par le fait d’être entouré/ Plus d’espace pour travailler
  • Cadre plus rigide en entreprise/ il faut trouver un équilibre entre le télétravail et le coworking
  • Ambiance de travail permet une concentration de groupe
  • Je n’ai pas trouvé de travail. plus de motivation
  • Je trouve toujours des excuses pour ne pas travailler chez moi.
  • Le domicile entraîne le “je le ferais plus tard”
  • Effervescence du lieu stimulante
  • Sentiment de liberté et d’autonomie.

 

  • L’effet novice des start-ups on s’entraide tous un peu pour la visibilité de chaque entreprise et de l’expérience
  • La proximité la curiosité (x2)
  • Travail/Besoins spécifiques/ Animaux sociaux
  • La confiance
  • Le lieu, l’environnement
  • La curiosité
  • Partager le matériel et le lieu

– Contraintes RH

– Manque de confiance,de recherche sur intérêts pour découvrir, pas l’envie de travailler en collectivité

– Ils ne sont pas dépendant de leur structure

– L’argent

– Le domicile est plus pratique

– Ne pas être sollicité par les autres

Des idées pour améliorer ces espaces?

  • Espace de repos pour réunion
  • Plus de places assises, des connecteurs pour encourager les gens à interagir et faire se rencontrer des projets.
  • Les horaires
  • De la musique
  • Des espaces cloisonnés pour réunions privées, + des ateliers gratuits ponctuels, workshops
  • De la place
  • Des chaises des tables confortables – un vrai espace propre à chacun. Mais est-ce possible ?
  • Plus d’espace, de gratuité et de moments de partage
  • Bibliothèque à disposition. Véritable espace de détente/jeux dédié.
  • Une partie réseautage
  • Pourvoir imprimer, le café gratuit, une salle de sport, des repas sains proposés, des douches.
  • Un espace téléphonique
  • Espace de repos plus grand/ pause/ coin fumeurs
  • Plus d’événements pour avoir des opportunités de se parler se connaître mieux entre les co-workers

Selon vous d’où vient cette volonté, cette culture de partage ?

  • Ne sait pas
  • Le besoin pour les jeunes entrepreneurs start-ups d’avoir un lieu de rencontre pour les clients collègues etc sauf que la location d’un bureau est trop cher.
  • Plus en plus de travailleurs indépendants qui ont besoin d’un lieu où sociabiliser
  • Curiosité, ouverture aux autres
  • Web
  • Les besoins professionnelles/ l’existence social
  • Ma personnalité
  • Amérique, Apple
  • De mon éducation
  • Milieu du design et type d’enseignement auquel les gens du secteurs sont habitués
  • L’explosion des personnes qui veulent accomplir leur projet et l’envie d’apprendre l’expérience des tiers
  • L’ouverture d’esprit
  • Sans avis

  • Peut être car internet donne la possibilité de travailler presque partout et cela rend plus individualiste il doit y avoir un besoin de rencontre
  • Pas forcément cela peut venir de notre éducation de nos expériences personnel et professionnelle
  • Ne sait pas
  • Entre Autres
  • Nous sommes à l’ère de la digitalisation ou tout devient possible,il y a tellement de nouvelles chose qu’on apprends grâce à l’utilisation des outils

  • Cela dépend les entreprises sont plus frileuse sur le télétravail / Oui et Non

Si oui, pourquoi?

  • oui a l’envie grandissante d’échanges inter-milieux
  • en tout cas, pour la génération Y et Z qui sont passionnés par le changement/ la nouveauté.
  • Car il y aura toujours besoin de ce genre d’endroit pour les itinérant. Nous pouvons travailler n importe où pourvu qu’il y ait le wifi et des branchements.
  • Pour les personnes travaillant comme indépendants
  • Notamment par l’explosion du nombre de créateurs d’entreprise et la volonté de sortir du carcan de l’entreprise traditionnelle
  • oui grâce au néo-salariat/ le nomadisme. le développement des freelance, “slasher”, le chômage, le manque de liquidité
  • De plus en plus de personnes sont intéressées par ce genre d endroits
  • Volonté de collaborer et de créer des projets collectifs.
  • De moins en moins de gens ont envie de s’isoler
  • Si on la partage autour de nous
  • L’utilisation des temps de transport va induire une utilisation croissante des lieux.
  • Nous sommes voués à tendre vers une culture de partage c’est notre seul espoir.
  • Il y a beaucoup de freelance de nos jours, et cela va continuer.

Si non, pourquoi?

  • la culture du télétravail est difficile en France, et beaucoup d’entreprises l’ayant mis en place font marche arrière.

Les espaces de co-working de demain auront:

  • Favoriser les rencontres entre les start-ups; dynamiser la croissance.
  • Tous du wifi, des bornes de rechargement.
  • Encore connectés et gratuit pour favoriser le rapprochement et les échanges. espace de co-création de co-construction. développer le vivre ensemble
  • Plus nombreux et éco-responsable. Kickstarter
  • Comme aujourd’hui on a pas beaucoup de besoin pour travailler ensemble, une feuille un stylo, électricité et internet et c’est bon ! dans la société de demain ils peuvent jouer un rôle de fédérateur et de faciliteur.
  • La nouvelle tendance du travail car les gens commence en avoir marre d’être enfermé dans les locaux. dans la société de demain il pourrait changer la vision du travail. il faut surtout ne pas en faire des bureaux avec de la moquette grise 😉
  • Seront identiques avec plus de monde et des lieux dédiés à des secteurs ex:design,informatique,arts,littératures. il faut préserver l’alimentation pas très cher, autrement cela deviendra un lieu de bobos friqués
  • Pour préserver cette dynamique il faut l’innovation des idées, Qu’ils offrent déjà des nouveaux postes tel que “pitcheurs” (collecteurs) modérateurs. il devrait aussi encourager encore plus l’entreprenariat
  • Plus de places assises, des espaces dédiés à la détente, des espaces propices à la créativité collective (tableaux blancs, post it, rétroprojecteurs).
  • Des sièges confortables
  • Plus de place De l inspiration sur les murs, du street art, des présentations de projets Plus de moments de discussion pour ceux qui recherchent vraiment des échanges
  • Un espace de travail numérique et digitale. pour participants les leaders de demain et seront catalyseurs de cadres.
  • Mise en garde : respect, comportement, pas d’intrusion poussée . le rôle dans la société de demain : développement de projet. il faut absolument garder l’ambiance
  • Plus petit mais plus répandu. il faut que le comportement des gens continue dans ce sens . et il faut ne pas avoir peur de faire payer sa place pour faire vivre le lieu. le futur ? un espace de travail augmenté comme aujourd’hui avec des services en plus

Observations de terrains.

Spécificité du terrain :

(Difficultés, objectivité, anticipation et précisions)

Objectivité :

En tant qu’enquêteurs, lorsque les questionnaires sont distribués de façon présentielle, on a pu observer qu’inconsciemment on peut se diriger vers des personnes qui nous ressemblent et/ou qui nous mettent en confiance. De ce fait, cela peut influer sur la diversité du panel.

Anticipation :

Nous pensions que distribuer les questionnaires de visu serait difficile car en espace de co-working les gens sont censés travailler. Cependant, dû à l’état d’esprit d’ouverture, les gens se sont facilement prêtés au jeu. Néanmoins, il faut prendre en compte que certains ont mis du temps à les remplir car ils étaient déjà occupés, d’autres n’avaient pas le temps de remplir entièrement leur questionnaire car ils étaient là pour travailler. Certains, encore ont rempli le questionnaire entièrement mais émis le désir de premier abord de savoir combien de temps cela leur prendrait car ils désiraient travailler. Malgré tout, on a observé une bonne volonté générale à priori encouragée par l’esprit du lieu.

Remarques sur le terrain en général :

Anticipation :

Les personnes remplissant les questionnaires apprécient de savoir combien de temps cela va leur prendre. Il peut être judicieux alors de faire un premier essai en chronométrant le sujet.

Pour déterminer l’influence du profil de la personne sur son enquête, il peut être utile de faire une liste exhaustive des points déterminant le profil (sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle,…) pour être sûr que rien ne manque. Et par la suite, s’il le faut, retirer des points s’ils ne semblent pas pertinents pour l’enquête.

Difficultés :

Lorsqu’on a effectué l’enquête via internet (par un questionnaire de type Google Form), la question de l’endroit où poster notre questionnaire s’est posée.

Dans un premier temps, il peut apparaître difficile de choisir où poster judicieusement son questionnaire. Faut-il cibler directement les groupes dédiés à son sujet? Faut-il viser un plus large public pour avoir potentiellement plus de réponses mais aussi le risque que le post se perde dans la masse d’information quotidienne se situant sur Facebook?

Dans un deuxième temps, la question du choix de l’endroit par définition soulève le problème d’influer sur le panel et sa représentativité objective.

Le choix de l’endroit influence-t-il le panel? Compromet-il le panel? Est-il réducteur?

Dans un troisième temps, les Groupes/Pages administrés sur Facebook avec un fort nombre d’adhérents, peuvent avoir des obstacles à votre enquête for contraignant:

– ils ont parfois un tri automatique où les posts avec lien sont refusés,

– ou les posts doivent être d’abord validés par un administrateur avant d’être  postés,

– ou les posts sont autorisés mais où leur visibilité est moindre car il est relégué dans les posts “utilisateurs” sur le coté gauche de la page et accessible seulement en scrollant,

– ou encore les posts ne sont pas autorisés par les utilisateurs tout simplement.

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