En quoi le smartphone a-t-il changé notre façon d’attendre ?

Pauline Au et Lou De Mattos

M1 CMW Groupe 1

Depuis la sortie en 2007 de l’iPhone d’Apple, le smartphone n’a cessé d’occuper une place de plus en plus grande dans la vie des français. A travers ses multiples applications, il essaie de capter un maximum notre attention. Le « temps de cerveau humain disponible » auquel faisait référence Patrick Le Lay en 2004, alors président du groupe TF1, se joue aussi à travers le smartphone aujourd’hui. En effet, les diverses applications font tout leur possible pour capter la moindre seconde disponible de notre attention. De nombreuses applications proposent des activités qui demandent peu de temps, ou en tout cas qui peuvent être interrompues facilement : lire un court article, jouer à un jeu, surfer sur les réseaux sociaux, regarder une vidéo en ligne, etc. Ces activités peuvent en soi occuper beaucoup de temps si elles sont prolongées, mais la possibilité de n’y passer que quelques minutes voire secondes est tout à fait possible. Ce sont des occupations prévues pour ne prendre que peu de temps, et capter rapidement notre intérêt.

Ainsi, il est tentant lors d’un quelconque moment d’ennui, de se tourner vers notre fidèle smartphone pour s’occuper l’esprit. La variété des occupations est grande, et la tentation d’autant plus forte. Que ce soit en faisant la queue au supermarché, en attendant son rendez-vous chez le médecin, dans les transports en commun, ou encore pendant la pause déjeuner, le smartphone s’immisce dans de nombreuses situations du quotidien. Face à l’effervescence du monde contemporain, nous sommes constamment à la recherche d’action, d’occupation. Notre téléphone portable, qui nous sert maintenant à bien plus de choses que passer des appels et SMS, est souvent un allié qui nous permettra de faire passer le temps plus vite, ou de se mettre dans sa bulle pendant ce temps d’attente.

Au vu de ces transformations visibles dans les comportements des individus, nous avons décidé de mener une enquête afin de comprendre les motivations des utilisateurs de smartphone dans leurs moments d’attente. L’objectif est de comprendre qui est le plus touché par cette pratique, ce que les individus concernés pensent de cette pratique et ce qu’ils font réellement. Le sujet peut paraître « léger » aux premiers abords, mais nous sommes convaincues que de réels enjeux et transformations de notre mode de vie sont en cours, et méritent ainsi un questionnement scientifique.  Une pratique qui peut paraître anodine, par exemple utiliser systématiquement son smartphone dans les transports en commun, révèle des changements dans les habitudes des individus, qui s’inscrivent dans une période de révolution numérique.

Dans le but de comprendre en quoi le smartphone change nos façons d’attendre, nous expliquerons dans un premier temps dans quelle mesure la relation entre les français et le smartphone s’intensifie depuis plusieurs années. Puis l’analyse des résultats de notre enquête permettra d’étudier le smartphone comme outil d’attente individuel. En effet, les stimulations qu’il offre pour notre esprit ont des conséquences sur nos relations aux autres dans ces moments et donnent au temps une valeur différente. Enfin, la dernière partie de ce dossier montrera en quoi cette nouvelle façon d’attendre n’est qu’un des symptômes d’une nouvelle gestion du temps, où les activités sont davantage fragmentées.

 

I. Les français et le smartphone : une relation qui s’intensifie

Le téléphone. On connaît évidemment tous ce mot qui sort de la bouche de beaucoup d’individus. Nous savons tous que pour fonctionner, cet appareil de communication va devoir utiliser un réseau téléphonique à travers une infrastructure, et également un opérateur, qui lui fournira un abonnement mensuel/annuel. A l’époque, le téléphone était uniquement fait pour joindre des correspondants à distance et était fixe. Cependant, petit à petit et depuis quelques années, le smartphone a fait son apparition sur le marché international, révolutionnant alors tous les aspects sur son passage. Maintenant, le téléphone est nommé smartphone puisqu’il a fait naître tout un tas de nouvelles fonctionnalités. En effet, le smartphone innove désormais d’ores et déjà dans son design, étant très communément composé d’un écran tactile, grande nouveauté dans le domaine. A présent et depuis 2007 avec l’apparition de l’iPhone d’Apple, les populations ayant l’opportunité d’acquérir un smartphone vont pouvoir jouir d’une large gamme de fonctionnalités, avec entre autres un appareil photographique numérique, d’applications toutes aussi pratiques les unes que les autres (système de navigation GPS, calendrier, agenda, messagerie, reconnaissance vocale…) et bien d’autres atouts.

 

Selon des recherches effectuées par la société Deloitte (cabinet d’audit et de conseil) datant plus précisément de 2017, ce serait désormais 77% des Français qui détiendraient un smartphone, pourcentage qui n’est pas à prendre à la légère, car ce dernier montre un engouement fulgurant pour le petit appareil. Une évolution impressionnante, car si l’on fait attention au graphique ci-dessous, on observe une montée significative de la proportion de smartphones dans les foyers des français.  Si l’on prend quelques chiffres par exemple, on peut voir qu’en 2007 lors de la sortie de l’iPhone, la ligne atteint 78%, alors qu’en 2016 soit neuf ans plus tard, la courbe atteint cette fois-ci 92%, ce qui représente une forte hausse durant cette relative « courte » période.       

Illustration 1: Taux d’équipement des Français au fil du temps

Maintenant, si l’on se penche sur les autres chiffres concernant les Français et la relation qu’ils entretiennent avec leur smartphone, on peut remarquer que la population globale consulte son smartphone environ 26,6 fois au cours d’une journée, et ce chiffre est d’autant plus élevé si l’on se fie uniquement aux adolescents et jeunes adultes, car celui-ci atteint les 50 fois dans une seule et même journée. Le smartphone semble également très important le soir, on pourrait presque croire qu’il s’agit du rituel nocturne, puisqu’une part de 23% des Français regardent leur smartphone juste avant de s’endormir, dans un élan de solitude et d’un soudain besoin. Autrement, il est dit que 58% des Français reconnaissent utiliser leurs téléphones lorsqu’ils sont au volant, et 66% restent les yeux rivés sur leurs écrans lorsqu’ils traversent les rues, ce qui révèle des pratiques dangereuses liées aux smartphones. Le smartphone n’est donc pas seulement un outil que l’on utilise simplement, il soulève des questions importantes concernant le comportement que certains d’entre nous font preuve quand ils ont cet appareil en main. Il est force de constater qu’il vient presque à nous « obnubiler », puisque plus de la moitié des Français l’utilise dans des situations risquées, ce qui est assez alarmant.                           

Selon cette même étude, il semblerait que le smartphone n’ait plus les mêmes utilités qu’avant. Maintenant, les Français n’utilisent plus seulement leurs smartphones pour passer des appels ou envoyer des messages, ils l’utilisent aussi pour prendre une multitude de photos et de vidéos de toutes sortes (82% d’entre eux), pour envoyer des mails avec leurs messageries professionnelles et en profitent pour gérer leurs comptes sur tous les réseaux sociaux auxquels ils ont adhéré. Il n’est donc plus question d’une seule utilisation, mais plutôt d’un appareil multifonctions, sur lequel les Français font toutes sortes d’activités. D’après le sondage, on remarque même que ce dernier est une source de tensions vis-à-vis des familles, car 43% des Français (des jeunes/adolescents) l’utiliseraient beaucoup trop selon leurs proches. Dans cette même optique, 81% seraient sur leur smartphone alors même qu’ils seraient en compagnie des membres de leur famille ou de leurs amis lors de repas ou de sorties. On peut donc y voir un certain changement de comportement pour ces personnes, puisqu’il y a une sorte d’addiction ou du moins de modification de leur attitude face aux autres, l’aspect social est ici fortement mis à l’épreuve, d’où l’apparition du phénomène de « nomophobie » (la peur devenue excessive d’être séparé de son téléphone), qui est de plus en plus présent dans notre société.

Illustration 2 : L’utilisation du smartphone par les français au cours de la journée

Il faut finalement rappeler que ces données de l’étude de Deloitte ont été menées sur environ 2000 personnes, âgées entre 18 à 75 ans, donnant ainsi un large panel de profils.

 

II. Le smartphone comme outil d’attente individuel  

 

Très présent dans la vie de nombreux français, le smartphone ne déroge donc pas à la règle lorsque ceux-ci sont en train d’attendre. Que ce soit dans les transports en commun, en faisant la queue au supermarché, ou encore en attendant ses amis devant un restaurant, nombre d’entre nous utilisons notre smartphone pour nous occuper.

Afin de comprendre plus précisément les motivations et problématiques derrière cette pratique, nous avons réalisé une enquête sociologique par questionnaire. 210 personnes ont répondu à ce questionnaire en ligne, qui n’est cependant pas représentatif de la population française, mais d’une cible en particulier. En effet, du fait de nos âges et de notre réseau de relations, 90% des répondants ont entre 18 et 34 ans, et 87% sont des femmes. De façon logique au vu de cette tranche d’âge, le profil des enquêtés est en grande partie étudiant (57%). La deuxième catégorie socio professionnelle la plus représentée est celle des employés, avec 19,5%. Les 210 personnes interrogées sont donc principalement de jeunes femmes étudiantes.

 

II. a. Des individus stimulés en permanence

A plusieurs reprises, les enquêtés ont exprimé le fait que le smartphone est un outil omniprésent, offrant de multiples moyens de distraction. Interrogés sur les raisons de l’utilisation du smartphone dans des moments d’attente, trois grandes notions sont apparues dans les réponses : la praticité du smartphone,  la multiplicité des activités disponibles via le smartphone, et le fait qu’il permette de faire passer le temps plus rapidement. Pratique à emporter avec soi par sa petite taille et sa légèreté, le téléphone est toujours à portée de main. Il est accessible rapidement et son rangement est rapide (dans la poche ou le sac). De plus, grâce à ses multiples applications, il propose des activités diverses qui ont de nombreuses distractions à nous offrir selon les enquêtés. Cette polyvalence couplée par la praticité font du smartphone un outil devenu incontournable pour beaucoup d’enquêtés, qui considèrent qu’il leur permet de diminuer la sensation du temps. Les moments d’attente leur paraissent ainsi moins longs. Pour certains, utiliser son téléphone au lieu d’attendre est devenu une habitude, un réflexe. La raison de l’utilisation du smartphone est parfois expliquée comme un deuxième recours, notamment lorsque lire un livre n’est pas possible (par exemple si l’espace disponible ne le permet pas, ou le temps d’attente n’est pas assez long pour s’engager dans une lecture). Globalement, les raisons qui dominent sont liées aux fonctionnalités de l’objet (praticité et polyvalence immédiate) et par conséquent, sa capacité à faire passer le temps rapidement.

Disponible facilement, le smartphone se montre attractif grâce aux diverses activités qu’ils propose. Surfer sur les réseaux sociaux et la messagerie sont les activités pour lesquels quasiment tous les enquêtés sont unanimes (respectivement 96,7% et 92%). Les réponses secondaires avec environ 65% de voix chacunes, sont le suivi de l’actualité et l’écoute de musique. Les autres activités mentionnées (jeux, consultation des comptes bancaires, et visionnage de vidéos) obtiennent 45% de réponses. On remarque donc que les activités qui émergent sont celles liées à la communication virtuelle avec d’autres individus. Les activités moins dominantes, mais tout de même importantes au vu de leur taux de réponse, sont plus des activités “personnelles” (écouter de la musique, s’informer de l’actualité, consulter ses comptes, etc.).

Sa disponibilité en toutes circonstances et ses nombreuses utilisations possibles font donc du smartphone un outil qui appe les individus facilement, notamment dans les moments où ils seraient censés attendre.

 

II. b. Réduction des interactions avec les individus présents physiquement, au profit de la communication à distance

Comme mentionné précédemment, les activités qui occupent nos enquêtés sur leur smartphone dans un moment d’attente sont souvent des communications virtuelles avec d’autres individus. Que ce soit par les réseaux sociaux, ou la messagerie, il s’agit de pratiques largement répandues. Lorsqu’il leur ai demandé si sans smartphone, ils auraient plus d’interactions avec les personnes présentes physiquement pendant leur attente, les enquêtés répondent oui en majorité (52,6%). Ils pensent donc qu’en l’absence du smartphone ils auraient plus de contact avec les personnes qui les entourent dans ces moments d’attente. Ces deux élément nous mènent à la notion d’affaiblissement des communications directes entre les individus, au profit des communications à distance via le numérique.

Ce phénomène montre une certaine forme d’individualisme à double mesure : individualisme face aux personnes présentes physiquement, mais partage et communication avec celles présentes virtuellement. Il y a donc ici la séparation entre deux mondes qui se croisent mais ne se mélangent pas. Ainsi, des enquêtés ont fait part à plusieurs reprises de leur volonté de créer une “bulle” d’isolement en public, dans le but d’éviter les contacts avec les autres individus présents. Le smartphone représente pour certains une “excuse pour ne pas interagir avec les personnes autour”, “une barrière sociale et communication indirecte”. Il est alors utilisé dans le but d’éviter les communications avec les gens autour physiquement, car il rend possible de se renfermer sur soi facilement.

 

II. c. Rendre le temps d’attente productif ?

Si le temps d’attente est parfois utilisé pour se détourner des personnes autour de soi, on peut aussi se demander si il est cependant toujours insignifiant, ou si il devient un moment productif. A la question “en quoi le smartphone a-t-il changé votre façon d’attendre ?”, parmis les diverses réponses, on en remarque deux types contradictoires. Certains enquêtés affirment qu’il les rend plus productifs dans ces petits moments qui à l’origine ne le sont pas, tandis que d’autres pensent que ce temps passé sur le smartphone ne nous expose en réalité que a des “informations anodines ou même sans intérêt”. Il s’agit donc de deux réponses contradictoires, montrant une différence de perception de ces mêmes moments. Les individus considérant que le temps d’attente passé sur le smartphone n’est pas productif font surement référence à la consultation machinale des réseaux sociaux, qui expose à nombreuses publications en vrac, que les utilisateurs ne font que “scroller” sans vraiment s’attarder dessus. Ils mettent ainsi l’accent sur le fait que les activités effectuées dans ces moments ne sont pas des activités majeures, mais de petites actions sans grand intérêt qui ne font que combler un vide.

 

Cependant, les individus sont en grande partie d’accord sur le fait que le smartphone permet finalement de faire passer l’attente plus rapidement. Il donne une impression commune, qui se trouve être l’objectif principal à l’origine de l’action : faire passer un moment d’attente.

 

III. Nouvelle gestion du temps et fragmentation des activités


Nous l’avons étudié précédemment et on a pu s’en rendre compte avec les résultats de l’enquête menée, notre comportement s’est modifié au fil du temps vis-à-vis de nos smartphones. Au départ, notre téléphone était là uniquement pour contacter les personnes de notre entourage en passant des appels téléphoniques, ou en envoyant des messages. Seulement, on peut voir que ces usages sont de plus en plus modifiés au cours du temps. Auparavant, les populations utilisaient leurs téléphones de temps en temps, en cas de situations presque “d’urgence” ou occasionnellement.


Autrement, on a également pu s’apercevoir que cela a aussi engendré des modifications dans la gestion du temps de toutes les personnes étant concernées par ces changements technologiques. Lorsque l’on fait plus attention, on voit qu’aujourd’hui, le smartphone est un outil pour de nombreuses activités à “court terme”. C’est-à-dire que nous l’utilisons pour des activités rapides : par exemple consulter ses mails, aller voir ses notifications sur les réseaux sociaux, regarder une vidéo dont on a entendu parler par des amis… Beaucoup d’applications sont aujourd’hui installées sur nos appareils, ce qui nous donne l’opportunité de faire un certain nombre de choses sur celui-ci. Ainsi, nous utilisons de moins en moins nos autres appareils moins nomades comme les ordinateurs ou les tablettes. D’ailleurs, le téléphone est souvent considéré comme un ordinateur, car on peut y effectuer de nombreuses actions qui étaient auparavant réservées à l’ordinateur. Il est alors possible de réaliser certaines activités lorsque l’on est en mobilité, alors qu’il fallait se poser devant son ordinateur auparavant. Par exemple, réaliser un virement en ligne n’était auparavant possible que sur son ordinateur fixe (ce qui était déjà un grand progrès). Avec l’arrivée des applications sur smartphone dont chaque banque a pris le soin de se munir, il est maintenant possible de réaliser un virement rapidement peu importe où nous nous trouvons, la seule condition étant d’avoir une connexion internet.

 

En effet, nous n’utilisions pas encore ces appareils aussi souvent. On remarque qu’aujourd’hui le temps est plus fragmenté, et nos activités sont souvent plus courtes qu’avant l’arrivée des nouvelles technologies. Par exemple, lire un livre était plus répandu (en témoignent certains de nos enquêtés, qui ont exprimés le fait qu’ils lisent moins depuis qu’ils ont un smartphone toujours à portée de main). De la même manière, dans un autre domaine culturel, le cinéma montre des changements dans notre utilisation du temps. Les longs métrages sont aujourd’hui concurrencés par les séries, qui mises bout à bout durent effectivement plus longtemps qu’un long métrage, mais leur division en plusieurs épisode les rends facilement accessible. L’individu n’a alors pas la contrainte de devoir se dégager une heure et demi ou deux heures pour regarder un film, mais quelques minutes suffisent (au maximum une heure). La fragmentation du temps n’est donc pas exclusive au smartphone, mais se remarque dans d’autres domaines.

 

Conclusion

Le smartphone est pour beaucoup au coeur de la vie quotidienne. Disponible partout, tout le temps, il a toujours de quoi attirer rapidement notre attention. La multiplicité des applications disponibles couplée à sa praticité font de lui un outil qui a rapidement trouvé sa place dans notre quotidien. Et ce, jusqu’aux quelques minutes d’attente que l’on peut rencontrer au supermarché, chez le médecin, avant un rendez-vous, ou encore dans les transports en commun. Nous avons tenté d’explorer les problématiques de l’utilisation du smartphone dans ces moments là, et en retirons des conclusions attendues, mais aussi d’autres inattendues. Comme présupposé avant l’enquête, les individus semblent pour beaucoup utiliser leur smartphone lorsqu’ils doivent attendre. Les activités réalisées varient, mais celle qui domine est la consultation des réseaux sociaux. Il s’agit d’un temps où les personnes communiquent beaucoup avec des individus à distance, donc virtuellement. Au contraire, elles communiquent dans ce cas peu avec celles qui attendent aussi et sont physiquement présentes autour d’elles. Pour certains, utiliser son smartphone dans ces situations est même un moyen d’éviter le contact avec les individus autour, afin de se créer une “bulle”.

 

Sans surprise, les enquêtés affirment donc à 70% que posséder un smartphone a changé leurs façons d’attendre. Cependant, ils sont très partagés lorsqu’on leur demande si l’utilisation du smartphone au quotidien change leur comportement en général (le “oui”, “non”, et “peut être” récoltent tous environ 30% chacuns). On pourrait penser que le “oui” prendrait le dessus, mais visiblement les individus ne ressentent pas ou peut être ne sont pas conscients de l’impact du smartphone dans leur comportement général.

 

Cette réflexion sur l’utilisation du smartphone pendant les moments d’attente nous mène vers un questionnement sur la gestion du temps de manière générale. En effet, celui-ci semble plus fragmenté, avec des activités plus courtes mais continuelles. Le smartphone est pour cela une bonne illustration : disponible partout, il permet de réaliser de nombreuses actions courtes, et faciles à interrompre.

 

Annexes

 

Annexe 1 : Bibliographie

De la Porte, Xavier. Les smartphones ont-ils tué l’ennui ?. Internet actu (en ligne)

Enquête du cabinet Deloitte « Les Français et leur smartphone : une relation fusionnelle » 2017

Enquête du CREDOC « Baromètre du numérique » édition 2017

Fourati, Emma. Regards croisées sur les usages problématiques du Smartphone dans la société française. Art and art history. 2013.

Martin-Juchat, Fabienne. Pierre, Julien. Le numérique pour tromper l’ennui au travail : usages affectifs des TIC par les jeunes adultes. Communication organisationnelle, management et numérique, Editions L’Harmattan, 2015.

Minotte, Pascal. Dévoreurs d’écrans : Comprendre et gérer nos appétits numériques. 2015.

Ouakrat, Alan. Du rythme d’usage du smartphone aux rythmes de vie : les normes temporelles informelles des pratiques d’une population étudiante. Questions de communication, 2015.

 

Annexe 2 : Sélection de réponses au questionnaire

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