Quelle(s) expérience(s) les spectateurs retiennent-ils des expositions numériques immersives ?

Par Andréa MELIN, Yohana FIGUEROA et Lou DE MATTOS

Introduction

Les institutions culturelles, notamment les musées, n’échappent pas à l’invasion des nouvelles technologies interactives et immersives. Ces dernières font partie des nouvelles pratiques culturelles et se trouvent en plein développement. Les nouveaux matériaux et les moyens électroniques de plus en plus performants transforment les expositions. Or, les promesses de sensations fortes et d’expériences mémorables qui proposent les expositions immersives remplacent celles d’une acculturation au monde des arts, de l’histoire, des sciences et des techniques.

L’époque où les visiteurs étaient des spectateurs passifs semble arriver à sa fin. De plus en plus, invités au coeur des expositions, les visiteurs doivent réagir et participer. Mais, parmi des concepts artistiques, d’histoire, de science et de techniques, quelle(s) expérience(s) les spectateurs retiennent-ils des expositions numériques immersives ?

Ce dossier tente de donner une réponse à cette problématique en regardant tout d’abord les origines du concept d’immersion. Il aborde ensuite les questions de transformation dans les musées et évoque l’état actuel des expositions immersives. Finalement, il met en place une enquête sur les réseaux sociaux pour connaître de près les ressentis des personnes ayant vécu des expériences immersives.

I. Les expositions numériques immersives : un art technologique

Les années 90 ont marqué sans doute un second point de départ concernant le monde des communications, notamment avec l’arrivée de la téléphonie mobile et de l’internet grand public. Depuis, notre environnement quotidien s’est rempli de nouvelles technologies interactives auxquelles même les institutions culturelles n’échappent pas. Les musées en tant que “diffuseurs de connaissances” se sont très vite intéressés à ces nouveaux modes de transmission de savoirs et ont exploré d’autres façons de montrer leurs contenus.

Les  dispositifs  technologiques  mis en place sont très divers : dans cette catégorie, on distingue deux types de technologies : les technologies multimédia d’une part, et les technologies immersives, d’autre part. Dans la première catégorie, on trouve des bornes interactives, des cédéroms, des écrans tactiles, des audio guides ou encore des guides intelligents comme les tablet PC et autres PDA (assistants digitaux personnels); la seconde catégorie comprend les équipements technologiques utilisés dans le cadre de muséographies immersives, où le visiteur est au coeur du dispositif et en devient l’acteur principal; on peut aussi compléter ces deux catégories en mentionnant  la technologie Internet qui permet l’accès aux collections à distance.

Les expositions immersives combinent son, image et parfois, des sensations physiques pour la plupart. L’implication du visiteur fonctionne principalement par la stimulation de leurs sensations au cours de sa visite et par le rôle qui lui est proposé. Si contrairement, il n’y a pas d’interaction, de stimulation de sensations, l’aménagement spatial serait alors perçu comme un simple décor dépourvu du sens nécessaire à la compréhension du message.

A. Des précurseurs avant le numérique

Avec l’entrée de technologies innovantes aux musées, de nouvelles approches éducatives apparaissent et une nouvelle écriture tant audiovisuelle qu’informatique s’élabore. Les musées des sciences ont été précurseurs dans l’utilisation de ces outils car ils offrent depuis ses débuts, une diversité de contenus et d’idées au-delà de l’exposition d’un objet.

Dans les années 90, les audioguides alors à cassette analogique servaient comme instruments de diffusion de contenus. Le défilement  physique de la bande magnétique marquait d’une certaine façon le rythme et le temps de la visite.

Les bornes interactives ont été incluses dans les espaces d’information et d’exposition des musées avant les CD/DVD ROMS, qui apparaissent à partir de 1995. Les bornes ont été intégrées dans les espaces des musées comme des instruments muséographiques tout en participant à une “acculturation au multimédia de musée” . Ces éléments ont servi aussi de lieux de stockage de beaucoup d’informations qui ne trouvaient pas leur place parmi l’exposition.

Les CD ROMS n’étaient pas seulement des objets techniques mais des produits culturels. Les utilisateurs n’étaient pas face à un simple logiciel, mais à un objet éditorial, un objet culturel comme un livre, ou une vidéo. Ils ont retrouvé après un grand succès et les grands musées comme les Arts et métiers, le Louvre, Orsay, le Palais de la découverte, la Cité des sciences et de l’industrie, se sont également lancés ensuite dans leur édition en ligne sur Internet.

L’arrivée de l’écran tactile a permis la mise en place de bornes multimédia plus évoluées. A l’époque ce sont des éléments attractifs par leur modernité. La sensation de toucher l’information avec le bout des doigts devenait une nouvelle approche cognitive et corporelle de la communication.

Les visites au musée ont gagné alors en intensité grâce à des dispositifs numériques plus sophistiqués qui permettaient une lecture plus dynamique des objets. L’arrivée de l’internet a également beaucoup apporté à l’expérience muséale car il a permis non seulement d’enrichir la visite mais aussi, de la prolonger hors des murs.  Le Web 2.0 a ouvert les portes à une participation active des publics sur les sites d’internet des musées, les blogs et les réseaux sociaux en proposant des discours plus transparents et des propos plus subjectifs. L’internet, plus qu’un outil de médiation complémentaire, est une nouvelle façon pour les musées de penser leurs missions, leurs publics et de s’organiser.

B. L’évolution technologique au service des arts

Les dispositifs numériques qui accompagnent la visite, les sites internet, les bornes multimédia, les tablettes tactiles, sont apparus peu à peu parmi les expositions permanentes et temporaires des musées depuis une vingtaine d’années. Les uns ont précédé, remplacé ou accompagnent actuellement les autres. Ces outils participent activement à une transformation durable et importante des pratiques des musées et des visiteurs, et concèdent d’autres possibilités d’interaction à l’expérience de visite.

Le numérique entrant dans les musées a servi d’abord à l’informatisation des collections avant de servir à la visite elle-même. Conçus du point de vue des utilisateurs, les dispositifs numériques favorisent l’autonomie, la concentration, la satisfaction et l’expérience.

Avec l’envie de faire ressentir au public la sensation de vivre le moment présent, “d’être là à ce moment-là”, les musées ont également misé sur des scénographies spectaculaires, mobilisant le sens du visiteur. Ainsi, le visiteur faisait partie d’un univers immersif numérique où il pouvait interagir et parfois modifier son environnement immédiat.

Dans les musées des années 90, la diffusion de films à l’aide de lecteurs analogiques se faisait dans des espaces dédiés. Pour des raisons de logistique, de maintenance ou de format, les musées préféraient séparer les œuvres de la technologie. Cette division a ouvert les portes à des premières expérimentations autour d’une muséographie que l’on pourrait qualifier aujourd’hui d’immersive et innovante. Les expositions comme  « Cités-Cinés » et « Mémoires d’Egypte » en sont un clair exemple.

C. L’arrivée du concept d’immersion au sein des expositions

Les musées ont ainsi migré de la conservation et de l’observation à une  ouverture à la récréation. Ces tendances dans le domaine du loisir et de la culture continuent d’évoluer sur plusieurs points et teintent la muséologie. Il y a eu la mode de l’interactivité, alors que maintenant nous parlons de l’immersivité

Au cours de la phase de conception des expositions immersives, le visiteur n’est pas contemplé comme une entité sans fondement mais comme partie intégrale de la scénographie. le visiteur est donc au coeur du dispositif et devient pour la plupart de cas l’acteur principal. Dans les expositions d’immersion, la visite ressemble à une sorte de jeu dans lequel le visiteur est invité à interagir avec les dispositifs et à vivre un moment exceptionnel. Dans ces expositions, dit Raymond Montpetit “on ne cherche plus à expliquer, à transmettre, mais à faire vivre”.

Les expositions d’immersion sont donc une ’évolution de la didactique et la pédagogie, basé sur un approche d’émotions et de sensations. Pour de nombreux spécialistes de la question, le mouvement, le déplacement, la marche, combinés à la captation sensorielle (dans l’optique d’une perception sensorielle et d’une émotion accrues), déterminent si une œuvre est immersive.

Pour créer chez le visiteur le sentiment d’immersion, les expositions de son même genre proposent la re construction d’un monde de référence en rapport à la thématique, c’est à dire, la matérialisation d’un espace-temps qui est au coeur du sujet exposé. Par exemple, Mars pour l’exploration spatiale, une cellule géante pour le sujet de la vie. Le visiteur doit aussi être intégré dans l’environnement pour faciliter la simulation. Avec l’aide de casques, lunettes, images et sons envolventes se démontre aussi que la pratique a devancé la théorie.

Une exposition d’immersion, comme une oeuvre d’art, porte tout son sens à celui qui en possède les clefs de lecture. Le sentiment d’immersion n’est pas néanmoins immédiat, il est en fait issu d’un système de codes déchiffrés ou pas. Le visiteur, pour sa part, est invité à pénétrer le lieu et à ouvrir ses canaux sensoriels et sa sensibilité pour saisir le message.

II. Un renouvellement des lieux et des expositions jusqu’à une nouvelle forme d’art

L’influence des nouvelles technologies au sein de ce type d’exposition fut essentielle dans son développement et son appropriation. Au départ simple artifice, il parvient à reconquérir des publics usuellement absent des musées ou bâtiments historiques. On assiste à une relecture de ces lieux par les artistes qui immerge les spectateurs dans son œuvre. Une immersion totale du spectateur à travers la vue, du son et parfois même du toucher. Loin de n’être que de simples spectacles technologiques, de plus en plus d’artistes s’engagent sur ces outils où ils trouvent un moyen d’expression à la fois innovant et inconnu. Ces différents prismes seront traités au travers de plusieurs exemples tels que le spectacle Aura mené au sein de la Basilique Notre-Dame de Montréal qui fait renaître l’édifice à travers des jeux de projection sur le plafond de l’édifice. Un deuxième exemple traitera de l’Atelier des Lumières, espace d’exposition temporaire à Paris qui avec son exposition Gustav Klimt interprète numériquement les œuvres de l’artiste. Enfin, le dernier exemple reviendra sur le collectif Teamlab et ses expositions temporaires qui bénéficient aujourd’hui d’un musée permanent à Tôkyô : le Mori building digital art.

A. Renaissance de lieux existants à travers une transformation

Depuis plusieurs années, les bâtiments historiques cherchent à se réinventer et attirer davantage de visiteur. Après les audio guides vidéo, les musées et lieux historiques utilisent de plus en plus les dispositifs numériques afin de proposer une expérience uniques au visiteur. Tels les expositions temporaires, les expositions numériques poussent également les visiteurs à revenir pour découvrir les nouveaux spectacles et storytelling autour du lieu.  En effet, ces représentations prennent souvent la forme d’événements ponctuels et nécessite de réserver un créneau horaire afin de pouvoir en profiter. C’est dans ce contexte que les responsables de la région de Montréal ont fait appel à l’équipe de techniciens et artistes de Moment Factory pour transformer la Basilique Notre-Dame de Montréal à travers le spectacle Aura. A l’occasion du 375e anniversaire de la ville de Montréal, les responsables de cette opération avance à la fois une manière de souligner l’architecture de la basilique parfois dissimulée par les ombres mais aussi un moyen efficace d’augmenter l’attractivité de l’édifice. Ce spectacle apporte également des informations supplémentaires aux visiteurs tel que la volonté initiale du concepteur de l’édifice James O’Donnell en 1824 de construire un édifice orné d’or alors que l’édifice en comporte en réalité assez peu. La séance de 45 minutes se compose en deux parties avec une essentiellement concentrée sur la nef et la seconde au niveau des travées qui soulignent certains tableaux et éléments parfois  délaissés des visiteurs.

Au-delà de l’aspect culturel et artistique, ces installations réorganisent le déplacement des visiteurs dans l’édifice en créant des parcours sans pour autant modifier physiquement le monument. Ils répondent aux problématiques de conservation propre à ces lieux tout en créant de l’attraction. Ces mutations enrichissent l’expérience des visiteurs qui accède à des mises en scène uniques et impossible à retranscrire hors du lieu où elles sont présentées. Ce caractère unique crée un certain un engouement et amène les visiteurs ayant déjà visité le lieu à revenir de nouveau. Le chercheur et sociologue Daniel Jacobi évoque alors cette forme d’exposition temporaire comme un “moyen de régénérer et stimuler l’offre tout en conférant aux musées un atout décisif” dans son article  Exposition temporaire et accélération : la fin d’un paradigme ?.

Les expositions temporaires apparaissent comme le moyen de régénérer et stimuler l’offre tout en conférant aux musées un atout décisif : ils entrent dans l’actualité culturelle en offrant, comme d’autres secteurs de la culture (musique, spectacle vivant, cinéma, littérature contemporaine), des nouveautés.

Daniel Jacobi, Exposition temporaire et accélération : la fin d’un paradigme ?, décembre 2013

Daniel Jacobi révèle les effets de la multiplication des expositions temporaires sur le rôle des musées. Au delà de leur rôle initial de conservation, les musées doivent maintenant provoqué la venue du spectateur au sein de leur collection mais également “de les faire connaître, aimer et partager au plus grand nombre ».

Des expériences ponctuelles et ancrées à un lieu bien précis qui tend au fil des années à évoluer en une autre forme artistique propre qui s’émancipe de son rôle de support. Les expositions immersives deviennent autonome et vive dorénavant d’elle-même sans être dépendantes d’un lieu précis.

B. Une immersion totale au sein de l’oeuvre

La naissance d’endroit réservé aux oeuvres immersives a nécessité à la fois le développement des nouvelles technologies ainsi que l’adoption par le public de ce nouveau médium. L’année 2018 marque l’arrivée d’expériences immersives à Paris notamment à travers la création d’un espace d’exposition temporaire à travers l’Atelier des Lumières. Seconde initiative de la Fondation privée CultureSpaces, le site est redécouvert en 2013 dans le coeur du XIXème et serait parfait pour faire suite au succès du festival des Carrières de Lumières qui depuis 2012 rassemble 600 00 visiteurs par an. Au lieu de tout détruire au sein de l’ancienne fonderie, le choix a été fait de conserver d’ancien bassins et citernes afin de compartimenter l’espace. La halle principale laisse libre court à l’imagination d’artiste numérique sur plus de 1 500 mètre carré pour l’exposition longue consacré à la revisite de grand artistes de l’histoire de l’art tandis que les 160 mètre carré restants sont dédiés à des artistes contemporains.

Pour Bruno Monier, président de CultureSpaces, le numérique devient “capable de créer des passerelles entre les époques” et “d’amplifier les émotions”. Il insiste également sur le fait que l’utilisation des nouvelles technologies permet d’élargir le public et celui-ci lui donne raison. Pendant ces derniers mois d’exploitation, il est nécessaire de réserver directement sur le site de l’Atelier qui face à l’affluence limite la diffusion des billets. Pendant sa dernière semaine, il est impossible de la visiter, l’exposition est victime de son succès. Qu’est-ce qui provoque un tel engouement chez les spectateurs au delà de la prouesse artistique ? Ce type d’exposition soulève également plusieurs principes marketing dans nos sociétés numériques actuelles : l’éphémère. On peut citer l’extension qu’ont connu les réseaux sociaux Instagram et Snapchat. Selon le du Blog du Modérateur, en 2017, 173 millions de personnes utilisent chaque jour Snapchat, dont 71% ont moins de 25 ans, et 3 milliards de snaps sont envoyés chaque jour dans le monde entier. De plus, la célèbre fonctionnalité de la story (partager un court instant de son quotidien à ses abonnés pendant 24h) est de plus en plus adopter par ses concurrents comme Instagram puis Facebook.

Contrairement à la plupart des oeuvres artistiques, ces expositions immersives sont la plupart du temps vouées à disparaître. Là où un tableau, une photographie , ou même une vidéo peut être revue et traverser les âges, ce n’est pas le cas de ces expositions. Bien que longues de plusieurs mois, une fois la date de fin atteinte, celle-ci est démontée sans que plus de détails ne soit donné sur sa conservation. Elles reposent sur le principe de l’happening et de l’instantané. Le spectateur devient acteur de quelque chose d’unique qu’il ne reverra probablement pas.

De plus, ces expositions transforment la place du spectateur qui devient réalisateur dans sa perception de l’oeuvre. En effet, le spectacle à la fois visuel et sonore se déroule autour de lui sur chacunes des surfaces. Il devient libre de choisir où et quand regarder ces tableaux animés. Cette dimension se retrouve d’autant plus renforcé avec les réseaux sociaux où les visiteurs se filment en train d’interagir au sein de l’oeuvre.

Ces expositions immersives ne se limitent plus à des bâtiments historiques ou à des oeuvres existantes pour s’exprimer, elles deviennent elle-même une oeuvre à part entière avec des lieux qui leur sont dédiées.

C. Des expositions uniques qui reposent sur une vision d’artistes

Bien que l’Atelier des Lumières offre un espace d’expression pour les artistes numériques, il repose encore sur le principe d’exposition éphémère. Pendant de nombreuses années, le collectif TeamLab a également reposé sur ce mode de fonctionnement en alternant à la fois des lieux dédié mais aux expositions de courtes durée mais également de installations dans des monuments tels que le Château de la ville japonaise de Fukuoka. 2018 marqua un tournant pour ce groupe de 500 artistes avec la création d’un musée à Tôkyô : le Mori building digital art. Le bâtiment se déploie sur plus de 10 000 mètre carrée au sein de l’île artificielle d’Odaiba.  L’occasion de permettre à ces oeuvres si éphémères de perdurer davantage dans le temps mais également de réduire les coûts engagés. La mise en place de telle production coûte assez cher, d’après un des membres de TeamLab cela se situerait entre 1 à 2 millions de dollars par installation.

Le succès du musée est immédiat et depuis son ouverture en juillet 2018, il a déjà accueilli plus d’un million de visiteurs en décembre. Dans le cadre d’un musée permanent, le cadre d’exploitation se révèle différent de celui de l’Atelier des lumières : l’exposition n’est, pour le moment, plus limité dans le temps. Il n’y a donc plus l’effet d’exclusivité ou de rareté qui accompagnaient ce genre d’exposition.  Là où se démarque TeamLab c’est dans son approche des univers immersif. Leur exposition ne repose non pas sur des figures du passée afin de les révéler de nouveaux. Au contraire, le collectif s’inscrit dans des thématiques actuelles et notamment le rapport qu’entretient l’Homme avec la nature. Libre dans son contenu, le collectif peut ainsi créer des installations très différentes assez éléments variés : la salle “Become Immersed” propose au visiteur de se perdre au milieu de multiples “ampoules” tandis que “Athletic Forest” se traverse au moyen d’un sol rebondissant. Le visiteur n’est plus seulement le réalisateur de son parcours mais en devient également acteur grâce à l’interaction. Une autre richesse des expositions de TeamLab est d’incorporer ces passages où les visiteurs peuvent influencer l’oeuvre et avoir un impact direct.

Forme d’art à part entière, les expositions immersives se développent partout dans le monde jusqu’à entraîner la production de lieu permanent. En suivant les besoins et le rythme des sociétés modernes, elle est passée d’inventions gadget à une nouvelle forme d’expression artistique. En plus de cela, elle place le spectateur dans une position inattendue, celui d’acteur direct des oeuvres présentées à travers son espace ainsi que les interactions proposées.

III- Des expériences éphémères où le spectateur devient acteur

A. Une forme d’art qui se développe mondialement

Depuis quelques temps, plusieurs lieux culturels pensent des manières nouvelles de consommer l’art, notamment via le numérique qui se fait une place toujours plus importante.

Le monde de l’art en France s’ouvre à une nouvelle manière de montrer, voir et écouter: les expositions immersives. Cette nouvelle manière de depiction de l’art nous prouve que l’on peut intéresser de plus en plus de personnes avec des profils variés, grâce à des technologies de plus en plus développées. Ces nouvelles formes d’expression de l’art sont promises à un bel avenir, comme nous le montrent les récentes installations interactives. Il ne s’agit plus seulement de mettre en avant un artiste et ses techniques, à présent il est également important d’inclure le spectateur dans l’œuvre elle-même et de le faire participer par n’importe quel moyen possible et imaginable. Il y a un engouement spécifique pour ce genre d’art, et on arrive à le voir au fur et à mesure des expositions notamment par l’intermédiaire des nombres d’entrées et des demandes du public. A travers ces expositions numériques immersives, on cherche dorénavant encore plus à faire ressentir des émotions de toutes les sortes aux spectateurs.

« On voit des gens pleurer en sortant de l’exposition, ils ressentent de vraies émotions, surtout quand il s’agit de leur première projection vidéo » raconte le directeur de l’Atelier des Lumières.

Ces émotions peuvent être ressenties sur des sujets divers et variés comme par exemple la restitution d’une scène de l’histoire mondialement connue ou bien tout simplement d’une histoire fictive, nombreux sont les thèmes abordés dans ces expositions, et c’est ce qui peut être un point positif majeur. Chacun peut y trouver son compte et peut se faire sa propre interprétation.

Ce type d’exposition cherche à rendre accessible l’art d’une manière différente en y incluant des références culturelles. Avec l’exposition nommée Team Lab par exemple, on est à mi-chemin entre l’art et la technologie et le public visé n’est pas restreint : les adultes sont tout aussi concernés que les enfants, notamment grâce à cet aspect ludique de dessins qui se reproduisaient sur les murs dans une des premières salles. Chacun peut y voir son propre dessin et interagir avec, ce qui inclut le spectateur dans l’œuvre. Le numérique est ici utilisé pour mettre en valeur, non pas des œuvres picturales historiques comme la plupart des musées le faisaient jusque-là, mais de la création numérique contemporaine inspirée par trois domaines dont la science, l’électronique et la culture japonaise. Il est important de ne pas cibler uniquement que les personnes habituelles des musées, mais de justement donner l’opportunité à des personnes lambdas sans bagage culturel avoir envie d’y faire une visite.

De nombreuses techniques technologiques sont utilisées, allant de la simple interactivité à la réalité virtuelle, aux utilisations d’algorithmes ou d’intelligence artificielle. Cette nouvelle idée de musée va permettre de renouveler le genre « classique » des musées que l’on a l’habitude de côtoyer, aspect quelque peu répétitif et barbant pour certains publics. En effet, les musées classiques sont un peu moins accessibles pour les personnes n’ayant pas ce bagage culturel, et elles peuvent facilement redouter leur accès. Un des points positifs de ce genre d’exposition est probablement le fait que l’on retrouve un sentiment de ludique mélangé à un sentiment de plaisir et d’amusement. Il ne s’agit plus d’apprendre uniquement des événements historiques ou les pratiques des artistes mais plutôt d’apprendre en s’amusant.

Au fil du temps, on peut voir que ce type devient universel et se démocratise de plus en plus. En effet, de nouveaux lieux consacrés à ces expositions numériques immersives ont été créés comme notamment l’Atelier des Lumières présent à Paris. Il y a également de nombreux lieux d’ores et déjà existants qui accueillent ces expositions qui plaisent au public et qui parlent de cette relation entre les humains et les nouvelles technologies (le Grand Palais par exemple). Bien que ces dernières soient présentes en France, on observe une multitude d’expositions se créer dans le monde, et cela ne cesse de s’accroître, bien au contraire. Il existe d’ailleurs maintenant des techniques permettant le visionnage de musées présents à travers le monde depuis Internet, avec le géant du Web : Google. Google Art Project est un service qui a été mis en ligne en février 2011, et permet à ses utilisateurs de visiter virtuellement différents musées. On comptabilise près de 32 000 œuvres de 151 musées ou lieux différents à travers 40 pays. Cette pratique contribue à la mise en valeur de l’art et à sa démocratisation.

C’est alors une manière de permettre une compréhension beaucoup plus simple des grands événements de l’Histoire à la population, voire même aux enfants grâce à des mises en scènes particulières. Avec ces expositions, on part à la fois à la recherche de l’histoire mais aussi à celle de la découverte du numérique et de son utilisation diverse. Il y a un aspect pluridisciplinaire qui n’est pas à laisser de côté.

B. Des expositions-spectacles coûteuses et éphémères

Il y a une chose en particulier qui influence la visite des lieux d’exposition : le caractère éphémère de ceux-ci. Plusieurs lieux ont en effet eu l’idée de se transformer pour quelques jours ou quelques semaines/mois, afin de transporter les spectateurs dans un autre univers et les faire oublier où ils se trouvent. Il s’agit là du principe simple d’immersion, qui permet de vivre plus intensément les installations technologiques, à travers les sons d’ambiance dans les différentes pièces, les projections murales ou encore les objets ou autres installations utilisant le principe du toucher. Ils invitent alors les spectateurs à vivre une expérience unique et sensible, et non plus uniquement pédagogique comme le musée du Louvre par exemple.

« Il faut plonger les visiteurs dans physiquement au centre de la scène reproduite afin qu’ils éprouvent l’environnement de la thématique » (Montpetit, 1996).

Avec ce caractère éphémère, l’exposition devient en quelques sortes plus importante car elle développe un sentiment de curiosité chez les spectateurs et ces derniers vont plus facilement venir visiter l’exposition immersive afin de découvrir l’univers de celle-ci. Au final, il ne restera à la fin plus que des médias (photographies, vidéos, textes d’analyse) sur l’exposition, on ne pourra plus jamais la visiter, et c’est ce qui fait sans doute sa spécificité.

« Les expositions-spectacles privilégient l’immersion et l’émotion, plus que la réflexion offrant  au visiteur une plongée dans un univers, réel ou fictif, à l’aide d’une scénographie immersive. » Noémie Drouguet, maître de conférence à l’université de Liège et docteur en muséologie.

Les recettes de ce type d’expositions sont les mêmes, puisqu’il s’agit d’immerger le spectateur dans un univers qui sera réel ou fictif, et de faire des restitutions à base de décors, d’éclairages, de sons et parfois même d’odeurs. Cependant, pour ces expositions-spectacles, l’aspect économique est d’autant plus présent que pour les expositions “basiques”, car elles sont compliquées à déployer, les décors essayant le plus possible de coller à l’univers choisi, et il en va de même pour l’organisation et de l’entretien qu’il faut effectuer avec minutie. A titre d’exemple, l’exposition-spectacle mettant en scène l’univers d’Harry Potter à la Cité du Cinéma avait nécessité 26 camions et 50 personnes durant trois semaines. C’est sûrement également pour cela que le prix de ce genre d’expositions augmente par rapport aux musées, puisqu’il fallait compter dans les environs de 17 à 22€ pour celle d’Harry Potter par exemple, en plus de tous les gadgets et souvenirs acquérables à la fin de la visite.  

Lors de notre enquête, plusieurs commentaires à propos des prix de ces expositions ont d’ailleurs vu le jour, comme nous l’avions pensé au départ. En effet, il ne s’agit plus seulement d’une simple exposition, mais de réelles animations, des spectacles virtuels, mettant en scène assez souvent des objets uniques ayant servi à des histoires etc… Une personne de notre sondage s’est exprimée à ce sujet :

« Je n’ai encore jamais eu l’occasion car soit il est question d’une somme ma foi bien supérieure aux moyens que je possède (le rapport prix/temps est parfois abusif), soit c’est dans un arrondissement de Paris, ce qui implique de se déplacer à parfois bien 1h ou plus de transports, ou bien tout simplement les horaires ne conviennent pas. »

C. Une diffusion massive sur les réseaux sociaux

Nous l’avons vu, l’art, généralement mis en valeur dans les grands musées ou à travers les expositions et différentes collections, va depuis quelques temps s’instaurer dans les nouvelles technologies et plus précisément par l’intermédiaire des réseaux sociaux. En effet, il va pouvoir parler à beaucoup plus de personnes et intéresser les plus jeunes. C’est par ces réseaux sociaux que les diverses expositions vont avoir l’occasion d’attirer du monde et de faire plus d’entrées qu’auparavant.

Avec ces nouvelles pratiques et supports utilisés, les musées ont un unique but et souhait : ils espèrent qu’en plus de l’archivage que leur a offert le Google Art Project, ils pourront obtenir un nombre plus grand de visiteurs, visiteurs qui pourraient être prêts à acheter un billet et à se rendre dans le lieu où se déroule l’exposition immersive pour, à la fois expérimenter les différentes installations technologiques, mais également pouvoir tester les multiples moyens mis à leur disposition (que ce soit la réalité augmentée ou virtuelle, les projections murales, les outils interactifs…).

A l’ère des réseaux sociaux et des nouvelles technologies, il est important de donner envie à tous les types de publics et la diffusion des médias se fait de plus en plus courante. C’est pourquoi, l’avis même des spectateurs a une importance capitale. Dans ce nouveau monde où l’apparence est un critère vital, on observe une prolifération de médias en tous genres (photographies, vidéos, montages, textes critiques) sur une exposition. Chaque visiteur d’une exposition artistique va partager avec sa communauté, réduite ou non, ce qu’il souhaite concernant ce qu’il a pu observer et va donner son avis et c’est à ce moment précis que ses faits et gestes vont avoir une incidence sur  la vision globale de l’exposition et cela va susciter des réactions de la part de ses abonnés ou simplement sur les visiteurs de la page, dépendant du réseau utilisé pour le partage. Suite à cela, les personnes abonnées vont pouvoir se faire leur propre avis et décider si oui ou non elles vont elles aussi donner une chance à l’exposition et aller la visiter, ou si au contraire cela ne leur a pas donné envie et que cela les a conforté dans leur idée qu’elles se faisaient de l’exposition à la base. C’est exactement cette idée que nous avons récolté en masse avec notre questionnaire, car lorsque l’on demande aux personnes de nous faire part d’où leur est venu l’envie de visiter une exposition, ces dernières nous ont répondu qu’une forte communication avait été faite, soit par la presse (avec divers médias) soit par des personnes ayant posté des photographies ou vidéos de ces expositions.

«  Ce sont souvent des expos très prenantes visuellement, donc elles nous mènent encore plus que pour des expos « classiques » à prendre des photos. Je pense aussi que le fait que ce type d’expos soit encore assez récent joue sur notre volonté de prendre des photos. C’est encore un peu « nouveau », donc étonnant pour nous. »

Les réseaux sociaux occupent donc une grande place dans l’univers de ces expositions immersives. C’est pourquoi, les lieux d’expositions immersives/technologiques ainsi que les artistes doivent garder un oeil sur ces aspects et prendre en compte le fait que les réseaux sociaux font désormais partie intégrante de la société et servent à faire ou non la publicité d’une exposition.

Conclusion

Finalement, nous pouvons voir que l’art se modifie au fil du temps, et est influencé à la fois par les nouvelles pratiques des visiteurs et amateurs d’art, mais également par les nouvelles technologies et le numérique. Ce dernier présente des avantages pour les expositions, puisqu’il a permis une grande avancée au niveau des façons de montrer l’art en lui-même. Aujourd’hui, les expositions se multiplient de plus en plus et se montrent sous de nouvelles facettes. Grâce à cela, un plus grand public se retrouve visé et le nombre de visites se fait plus important.

L’une des expériences les plus importantes qui a été développée par les nouvelles expositions immersives concernent notamment le principe d’immersion, qui fait de plus en plus son effet auprès du grand public, aussi bien chez les enfants que chez les adultes comme nous l’avons constaté au cours de nos entretiens. Le fait d’utiliser ces événements permet à tous, même à ceux qui ne sont pas des visiteurs d’art aguerris, d’en apprendre un peu plus et de parfaire leurs connaissances sur une thématique particulière. L’art est donc devenu à la fois ludique et accessible, mêlant un sentiment de plaisir et de satisfaction. C’est par l’intermédiaire de ce type de pratique que l’art prend de l’importance et se démarque, et par conséquent est valorisé aux yeux de tous.

Annexes 1 : Interview d’un visiteur d’exposition immersive

Le but de cette interview est de comparer deux des expositions immersives ayant eu lieu à Paris auprès d’une personne qui a pu assister à ces deux événements.

Bonjour, pourriez-vous vous décrire rapidement (nom, âge, études et profession).

Bonjour, j’ai 23 ans et effectue actuellement des études en graphisme d’interactivité qui se révèle être une licence en graphisme option interactivité et numérique.

Vous avez été voir les deux expositions immersives TeamLab Borderless et Gustav Klimt.  Qu’est-ce qui vous a motivé à vous y rendre ? Allez-vous souvent aux musées ?

Ce qui m’a motivé à m’y rendre mis à part mes études est que ces expositions me paraissent plus accessibles à tous ce que j’ai pu d’ailleurs confirmé par la présence de nombreux enfants lors de ces expositions. Elles paraissent ludiques et promettent un spectacle plus que de “simples” oeuvres. Je vais régulièrement au musée

Qu’avez-vous aimé au sein de ces expositions ?

L’aspect ludique. J’ai vraiment aimé découvrir les oeuvres de Gustav Klimt animées avec une musique les accompagnant sans oublier que cela est grandiose, voir les oeuvres sur d’aussi grandes surfaces alors que l’on peut tranquillement s’asseoir et profiter du spectacle. Pour l’exposition Borderless de TeamLab, l’aspect le plus intéressant à mes yeux était l’interactivité créée avec les spectateurs. Les enfants touchaient les murs pour vérifier si quelque chose allait se produire et beaucoup d’adultes s’amusaient sous la projection de la cascade à arrêter l’eau et se prendre en photos.

Qu’auriez-vous aimé voir en plus ?

Malgré la grandeure de ces expositions, j’ai été un peu déçue par Borderless qui promettait beaucoup d’interactivité que je n’ai pas vraiment retrouvé mis à part à la mise en scène de la cascade.

Laquelle de ces deux expositions vous a le plus marqué ? Pour quelles raisons ?

L’exposition sur Gustav Klimt sans hésiter pour sa mise en scène qui m’a laissé les yeux grands ouverts. La scénographie était très bien faite et les tableaux s’enchaînent si harmonieusement que je suis tombée sous le charme de l’artiste.

Avez-vous réalisé des selfies ?

Oui quelques unes, plus à l’exposition de TeamLab

Pensez-vous que ce genre d’exposition favorise le partage sur les réseaux sociaux ?

En effet, je pense que oui. Le spectateur étant invité à participer, je pense qu’ils ressent l’envie de continuer et de conseiller cela à ses amis afin de comparer leurs avis, leurs moments et leurs photos là-bas.


Bonjour, pourriez-vous vous décrire rapidement (nom, âge, études et profession).

Bonjour, j’ai 20 ans et je suis en dernière année d’étude d’ingénieur du son.

Vous avez été voir les deux expositions immersives TeamLab Borderless et Gustav Klimt.  Qu’est-ce qui vous a motivé à vous y rendre ? Allez-vous souvent aux musées ?

Pour Gustav Klimt, une proche m’a informée de ces expositions, nous y sommes allées ensemble.  Je ne n’avais pas du tout entendu parler d’elle avant mais à ma grande surprise, j’ai trouvé cela géniale et donc eu l’idée d’assister à une autre exposition sur l’immersion, beaucoup plus populaire, celle de TeamLab Borderless. J’ai vu beaucoup de publicités dans le métro ainsi que sur internet (réseaux sociaux) l’idée innovante de projeter des oeuvres sur toute une pièce pour la rendre immersive à vraiment attisé ma curiosité, de plus de nombreux avis positifs m’ont pousser à m’y rendre.

Qu’avez-vous aimé au sein de ces expositions ?

J’ai bien aimé à TeamLab le côté interactif du grand mur au début de l’exposition ainsi que la cascade. Les interactions avec les décors était une bonne idée.

Pour Gustave Klimt la hauteur de la gigantesque pièce était vraiment un grand avantage, les tableaux était net contrairement au projections du TeamLab, l’audio aidait vraiment à être en immersion totale, j’ai réussi à ressentir la joie, la peur, le stresse. Superbe expérience.

Qu’auriez-vous aimé voir en plus ?

Le chemin. (TeamLab)

Je veux dire par là que j’ai eu  du mal à m’orienter dans ce noir où parfois durant tout un couloir, rien était projeté. Avec mes amis nous avons failli rater la petite salle caché où se passait un petit film très immersif sur le chemins d’oiseaux (j’ai beaucoup aimé je l’ai fait plusieurs fois).

Je trouve que l’exposition Klimt était plutôt complète, ajouter de l’interactivité n’aurait pas été une bonne idée à mon propre avis.

Laquelle de ces deux expositions vous a le plus marqué ? Pour quelles raisons ?

Gustave Klimt était beaucoup plus marquant comme expliqué plus haut, j’ai ressenti des sentiments et je suis restée 2 bonne heures à contempler le spectacle.

Mais pour moi je trouve que je n’ai pas eu la chance de profiter au maximum de l’exposition TeamLab. Trop d’enfants jouaient autour de nous, j’aime les enfants mais l’exposition est censée se passer dans le calme pour profiter de la lenteur du changement de décors progressif de la grande pièce principale.

Avez-vous réalisé des selfies ?

J’ai en effet prit plusieurs selfie à TeamLab mais aucune de Gustave Klimt, juste quelques photos prise avant de partir.

Pensez-vous que ce genre d’exposition favorise le partage sur les réseaux sociaux ?

Les expositions ont fait parler d’elles car “c’est la nouveautée”, mais de là à dire que cela favorise le partage…

Les expositions sont très ludique et favorise le partage sur les réseaux sociaux mais je ne suis pas sûr que cela sera sur le long terme.

Annexes 2 : Sondage – Que recherche le public au sein des expositions immersives ?

Ce sondage a pour but de relever la proportion la proportion de personnes intéressées par les expositions immersives. Ils comportent beaucoup de réponses écrites afin de recueillir les ressentis pendant ces expositions.

Bibliographie

ANDREACOLA Florence, « Musée et numérique, enjeux et mutations », Revue française des sciences de l’information et de la communication, n° 5, 2014.

BAUJARD Corinne, Musées et management : Vers la mondialisation culturelle, ISTE Editions, 2018.

BERNARD Anaïs, Immersivité de l’art : interactions, imsertions, hybridations, L’Harmattan, 2015.

GOLDSTEIN Bernadette et RENARD Cindy, Les nouvelles technologies et leurs usages dans les musées. Analyse de l’enquête « Interactifs et musées », Paris, Direction des musées de France, 1994, p. II

NANNIPIERI  Olivier, et MURATORE Isabelle. « Immersion de l’internaute dans l’univers d’une marque », Les Cahiers du numérique, vol. vol. 6, no. 4, 2010, pp. 123-147.

Webographie

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BELAEN Florence, « Les expositions d’immersion », La lettre de l’OCIM, 2003, n° 86, p. 31, [en ligne], http://doc.ocim.fr/LO/LO086/LO.86(5)-pp.27-31.pdf

BELAËN Florence, « Petite chronologie de l’usage du numérique dans les musées ». Culture communication, 2011, [en ligne], https://culture-communication.fr/fr/petite-chronologie-du-numerique-dans-les-musees/

JACOBI Daniel, « Exposition temporaire et accélération : la fin d’un paradigme ? », La Lettre de l’OCIM [En ligne], 150 | 2013, mis en ligne le 29 novembre 2015, consulté le 16 janvier 2019. URL : http://journals.openedition.org/ocim/1295 ; DOI : 10.4000/ocim.1295

MARIANI Alessandra, « Pratiques interactives et immersives : pratiques spatiales critiques. La réalité augmentée de l’exposition », Media tropes eJournal, 2002, Vol. 3, [en ligne],

https://mediatropes.com/index.php/Mediatropes/article/view/16895/13884

MONPETIT Raimond, « Une logique d’exposition populaire : les images de la muséographie analogique », Culture et musées, 1996, n°9, [en ligne], https://www.persee.fr/doc/pumus_1164-5385_1996_num_9_1_1071

ROBERT Martine, Culturespaces fait briller l’Atelier des Lumières, 2018. https://www.lesechos.fr/22/07/2018/lesechos.fr/0302004761693_culturespaces-fait-briller-l-atelier-des-lumieres.htm

ROPARS Fabian,  Snapchat : des résultats décevants pour le second trimestre, 201. https://www.blogdumoderateur.com/snap-q2-2017/#

SCHMITT Daniel et MEYER-CHEMENSKA Muriel, « 20 ans de numérique dans les musées: entre monstration et effacement », La Lettre de l’OCIM. Musées, Patrimoine et Culture scientifiques et techniques, 2015, no 162, p. 2, [en ligne], https://journals.openedition.org/ocim/1605

TeamLab Borderless Special Exhibition to Commemorate 1 Million Visitors: « Mika Ninagawa @ teamLab Borderless » To Be Held at Laforet Harajuku from December 18 to December 22 https://borderless.teamlab.art/news/mikaninagawa

VIDAL Geneviève, « Interactivité et médiation dans l’usage des multimédias de musées », Communication et langages. Dossier : Interactivité : attentes, usages et socialisation, 3ème trimestre 2003, n°137, p. 64, [en ligne], https://www.persee.fr/doc/colan_0336-1500_2003_num_137_1_322

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