Influence de Facebook sur la sociabilité des étudiants sénégalais de l’UPEM

Ba Ibrahima/ Diouf Ngoné/ Thior Mohamed – M1 MACOR

Plan

     Introduction

I) Contexte d’émergence de Facebook

II) Influence de Facebook sur la sociabilité des étudiants sénégalais de l’UPEM

III) Nouvelles formes de sociabilité induites par Facebook et leurs effets

     Conclusion

Bibliographie

                                                               Introduction

Depuis quelque temps, les technologies de l’information et de la communication connaissent un essor de plus en plus grandissant. Aujourd’hui, on note une utilisation d’internet plus importante et l’émergence continuelle de nouveaux outils et moyens de communication. L’emploi massif et l’intégration d’Internet dans la vie  quotidienne  entrainent une recomposition des manières d’entrer en contact définissant ainsi de nouvelles formes de sociabilités. A ce titre, signalons que la population qui utilise plus les gadgets électroniques et qui est au cœur de la révolution du numérique est les jeunes.

C’est dans ce cadre qu’il est important de voir comment ces derniers s’approprient ce large éventail de moyens de communication et comment ils parviennent, à travers un réseau social dénommé Facebook, à entrer en contact et à nouer des relations. Facebook est un réseau social qui permet d’échanger, de faire des discussions instantanées, de véhiculer des informations, des annonces et publicités, de faire une promotion de soi mais aussi c’est un lieu de rencontre et de partage. Quant’ à la sociabilité, elle désigne l’aptitude de  l’individu à entrer en contact avec ses semblables, de nouer et d’entretenir des liens avec ceux-ci et de vivre intensément ces liens. De ce fait, nous nous intéressons aux étudiants sénégalais vivant en France pour montrer l’influence  que ce réseau a sur leur sociabilité.

Ainsi pour entrer dans le vif de notre sujet, nous allons dans un premier temps indiquer le contexte d’émergence de Facebook, ensuite montrer l’influence de ce dernier sur la sociabilité des étudiants, et dans un dernier moment analyser les nouvelles formes de sociabilité ou nouveaux modes d’entrer en contact induites par Facebook et leurs effets.

Rappel de la méthodologie

Cette présente étude s’appuie sur l’approche qualitative avec comme porte d’entrée l’entretien semi-directif. En effet, l’entretien semi-directif peut être défini comme une technique de recueil d’informations à travers des discours de personnes autour de thèmes. Les thèmes, les questions et les structures de relances sont définis au préalable et consignés dans un guide d’entretien.

L’entretien répond à une logique compréhensive en ce qui concerne la description du phénomène pour saisir les logiques d’action des acteurs. Il donne une appréhension sociale du phénomène, une possibilité de découvrir des informations inédites, une description profonde de l’objet, en prenant en compte l’intentionnalité des individus, les raisons qui définissent leurs choix de manière compréhensive. Ainsi selon Jean-Claude Kaufmann, « la démarche compréhensive s’appuie sur la conviction que les hommes ne sont pas de simples agents porteurs de structures mais des producteurs actifs du social, donc des dépositaires d’un savoir important qu’il s’agit de saisir de l’intérieur, par le biais du système de valeurs des individus»  (Kaufmann J.C., 1996, L’entretien compréhensif, Paris, Nathan, p23).

Toutefois, la démarche qualitative comporte quelques inconvénients qui constituent des défis à relever pour que nous arrivions à des résultats probants. Ces défis sont notamment la faible généralisation des résultats, le risque de tomber dans la description du banal.

I) Contexte d’émergence de Facebook

Facebook émerge à un moment où l’on commence à noter une vulgarisation d’Internet et des technologies de l’information et de la communication. En effet, au début des années 2000, il y a eu un accroissement considérable des réseaux sociaux. C’est ainsi que Facebook est né en 2004 après le réseau MySpace crée en 2003. Crée par Mark Zuckerberg à Harvard, Facebook était destiné à rassembler des étudiants pour qu’ils se connaissent et « mesurent leur popularité au sein du campus » (Godefroy DANG NGUYEN, al). Par la suite, il s’est diffusé dans les universités américaines et finalement dans le monde.

Auparavant il y avait d’autres réseaux tels que Classmates et Friendster qui ont été au cœur de l’émergence du « Web 2.0 ». Le contexte dans lequel Facebook est né est également celui du 21ièm siècle marqué par des révolutions numériques remarquables sur pratiquement tous les secteurs de la technologie. A cette époque, on est passé de l’internet aux médias numériques et aux réseaux sociaux révolutionnant ainsi les anciennes techniques de communication telles que les chats, les fax pour introduire de nouveaux usages tels que les mails. C’est également la période de la vulgarisation du téléphone portable qui apporte des innovations dans les manières de communiquer à travers les sms (short message service). Sur Internet, on remarque un intérêt  croissant pour la connexion en ligne et une utilisation plus marquée des moteurs de recherche comme Google et Wikipédia faisant qu’on peut caractériser le 21ièm siècle l’époque de la numérisation du savoir.   

De ce fait, il y a eu au début de ce siècle un boom des gadgets électroniques et une explosion des services sociaux en ligne. Cela a fait qu’à la naissance de Facebook nous avons assisté à la démultiplication et à la diversification des réseaux sociaux à tel enseigne qu’il paraissait que nous entrions dans un nouveau monde. A cet effet, nous étions en ce moment entré en plein cœur  dans l’ère du numérique et de l’audiovisuel. Si l’on contextualise au niveau local, au Sénégal, l’avènement de Facebook coïncide avec la décennie 1996-2006, qui est la période  pendant laquelle ce pays commence réellement à entrer dans l’ère du numérique. Tout cela traduit l’arrivée des technologies numériques qui ont une influence considérable sur la vie quotidienne des hommes mais surtout sur les cultures juvéniles. C’est ainsi  qu’on peut remarquer une omniprésence de ce réseau sur la sociabilité des étudiants.

II) Influence de Facebook sur la sociabilité des étudiants sénégalais vivant en France

Facebook, comme modèle de réseau social en ligne, est devenu aujourd’hui un phénomène d’une grande ampleur. Censé permettre aux inscrits de rester en contact les uns avec les autres et d’échanger des informations, des photos, et des actualités de tous ordres, bref d’interagir, ce réseau social a induit une pratique d’usage qui est devenue un fait social. C’est pourquoi la discussion de l’influence de Facebook sur la sociabilité des jeunes vient à son heure. Notion inséparable à la vie actuelle des jeunes, surtout pour les étudiants, Facebook connait une expansion fulgurante au point qu’il est difficile de voir un étudiant sans un compte Facebook.

Facebook de par son originalité et son accessibilité, incite les étudiants  à accroître leur réseau social ou tout au moins à développer leurs interactions en ligne. CARDON considère que Facebook est une plateforme qui privilégie les interactions « entre individus qui se connaissent ou appartiennent à des cercles sociaux de proximité » (CARDON. D, 2013, p 61- 66). A ce titre, on note une omniprésence de Facebook sur la sociabilité des jeunes quant à leur forme de sociabilité. Comment expliquer l’influence de Facebook sur la sociabilité de ces étudiants? La réponse à cette question nécessite une immersion auprès des étudiants afin de recueillir des informations empiriques à ce sujet.

Après exploitation de nos entretiens, on se rend compte de l’importance que le réseau social Facebook joue sur les jeunes étudiants. C’est dans ce sens que l’un de nos informateurs affirme :

 « Facebook m’a influencé à développer plus de relations grâce à l’originalité et la facilité qu’il me procure. Ça m’a beaucoup influencé car il m’a permis d’avoir non seulement des amis virtuels avec qui je discute fréquemment en partageant des idées mais également d’élargir mon réseau social, c’est-à-dire mon capital humain., je passe beaucoup de temps à surfer malgré moi » (Moussa, 21 ans, étudiant). Facebook est donc un réseau social qui conduit les individus à entrer en interaction avec d’autres.

Mais l’originalité de ce réseau, c’est qu’elle propose aux utilisateurs de manière évolutive des fonctions. En effet, l’individu diffuse son témoignage et son expérience pour accroitre sa popularité et son réseau de relation. Lorsque Moussa surfé en ligne, il enrichie et renforce le stock d’informations disponibles visible par les autres utilisateurs, mais aussi par les entreprises qui ont un contrat avec Facebook.  Cette interaction se déroule par une mise en scène de soi et conduit les internautes à exposer des informations. C’est pourquoi Cordon considère Facebook comme une plateforme d’interactions « entre individus qui se connaissent ou appartiennent à des cercles sociaux de proximité » (CARDON, 2013, p 3).

Ainsi « pour moi, vivre sans Facebook c’est de se déconnecter du monde. En fait, c’est avec Facebook que je parviens à discuter avec des amis, des parents qui sont loin de moi. Je passe beaucoup de temps sur Facebook, il m’arrive même de surfer jusqu’à oublier d’aller faire cours. Tu imagines comment Facebook est influent. C’est par Facebook que j’ai eu mon premier petit ami. Tu vois ce que cela veut dire. Toutes les informations que je reçois me proviennent de Facebook. Sans Facebook, c’est la rupture avec le monde » (Maty, 23 ans, étudiante). Maty est une sénégalaise qui a quitté son pays pour des études en France. Etant loin de son domicile familial, elle a adopté la plateforme Facebook comme moyen de communication à l’étranger. De plus, Maty s’est construite elle-même sous le regard des autres, à travers son propre réseau relationnel, en donnant à voir de soi, de son intimité, de ses activités, de son « actualité », de ses joies, de ses peines, et en regardant celles des autres, dans un flux relationnel continu. C’est ce qui lui a permis d’ailleurs de trouver premier petit ami.

Les données de terrains nous ont aussi permis de distinguer quelques utilisateurs :

Les « likeurs » : ils ont le j’aime facile, parfois avec de curieux contresens. L’important pour eux est de signaler leur présence, qu’ils l’ont lu. Ainsi ils s’inscrivent instinctivement dans ce processus de feed back, indispensable à tout début de communication.

 
Les « partageurs » : nombreux aussi parmi les actifs, ils partagent, à la volée, sur leur page les liens d’informations (écrites, images et sons) en résonance avec leurs motivations, leur humeur, leur personnalité, leur image.

Les « commentateurs » : moins de la moitié des actifs osent le commentaire. C’est la première étape d’un réel engagement dans la relation.

Les « rédacteurs /partageurs » : ceux motivés par l’intensité des émotions amoureuses et esthétiques partagées, la force de l’expression engagée, le débat d’idées, la promotion publicitaire de leurs activités ou business.

A partir de ces informations recueillies auprès des étudiants, plusieurs constats peuvent être dégagés. En fait, nous voyons que Facebook a des influences non négligeables sur la sociabilité de ces étudiants. De plus, nous constatons que tous les étudiants enquêtés possèdent non seulement des comptes Facebook, mais également ces derniers occupent des places de choix dans leurs relations sociales. Car, grâce à Facebook, ils ont un réseau social à distance qui leurs permettent d’être  perpétuellement en contact avec plusieurs personnes dans un même moment. La plateforme a su proposer à ses membres de façon évolutive, des services novateurs en matière de communication grâce notamment aux appelles vidéos, commenter des informations, autopromotion de soi (publication de ses photos, de ses gouts, de son idéologie, de son orientation politique…).

En outre, au-delà d’un lieu virtuel d’interaction social, Facebook constitue pour eux un réseau d’informations, d’annonces et de publicités. Bref, l’influence de Facebook sur la sociabilité des étudiants est incontestable. Toutefois, il n’en demeure pas moins que Facebook impulse également des influences négatives chez ces étudiants dans la mesure où nous avons remarqué qu’ils passent beaucoup de temps à se connecter. C’est cela même qui fait que, dès fois, ils s’absentent aux cours comme le montre ce passage : «  il m’arrive de surfer jusqu’à oublier d’aller faire cours ». Donc la concentration accordée à Facebook  va même jusqu’à entraîner une négligence de leurs objectifs premiers, les cours.

Depuis quelques années, la jeunesse africaine de manière générale et particulièrement la jeunesse sénégalaise utilise les réseaux sociaux comme mode privilégié d’expression et de mobilisation. En effet, ces jeunes activistes font recours à Facebook, qui pour eux est un moyen de communication le plus rapide pour pouvoir circuler une information en un temps record à un public bien défini. Ainsi, beaucoup de jeunes dialoguent, collaborent ou contestent à travers Facebook. Cependant, dans la plupart des cas, ces jeunes se sont connus qu’à travers Facebook, mais n’empêchent ils ont les mêmes convictions, ce qui explique une forme de sociabilité à travers ce moyen de communication.

Comme c’est le cas, de l’un de nos enquêtés Daouda, un jeune activiste qui vit loin de son pays le Sénégal, mais qui suit l’actualité de son pays presque tous les jours. Ce jeune activiste a créé une page Facebook qui porte comme nom « Jeunesse Consciente » où il organise des débats sur l’actualité du pays pour pouvoir sensibiliser et informer certains jeunes. De ce fait, Daouda  souligne qu’ « aujourd’hui avec le développement des nouvelles technologies de l’information et des télécommunications, nous n’avons pas besoin d’un ordinateur, ni d’une adresse mail pour ouvrir un compte Facebook, un numéro téléphone suffit. » (Daouda, étudiant, 24 ans).

Ce qui explique l’accès facile aux réseaux sociaux notamment à Facebook, qui est un moyen de communication le plus utilisé. Toujours est-il que, Facebook est presque accessible à beaucoup de jeunes ce qui rend cet outil très précieux aux yeux de ces utilisateurs. C’est ce qu’affirme Daouda qui explique que : « Chez nous Facebook est plus qu’un réseau social, c’est devenu un média car tout le monde y est accès ». Pour dire que, ce moyen de communication performant a révolutionné le monde numérique et permet aussi de tisser des liens sociaux forts à travers des idéologies ou des convictions que partage le groupe

Finalement, on peut retenir que Facebook à des influences considérables sur la sociabilité des étudiants. La question est de savoir quelles formes de sociabilités ?

III) Nouvelles formes de sociabilités induites par Facebook et leurs effets

Utilisé au départ comme un moyen de discussion instantanée avec comme slogan « Facebook vous permet d’être en contact avec les personnes qui comptent dans votre vie », ce réseau social parait être le plus utilisé par les étudiants sénégalais en France. Avant d’exposer les nouvelles formes de sociabilités, il est nécessaire de revenir sur le concept de sociabilité. En effet, elle peut être l’ensemble des interactions qu’un individu développe au quotidien. Elle est donc la capacité d’entrer en relation avec les autres.

Depuis son avènement, nous avons constaté qu’il existe de nouvelles formes de sociabilités chez les étudiants. En effet, la génération d’aujourd’hui conçoit Facebook comme un moyen de sociabilité d’autant plus qu’il améliore leur communication et leurs liens sociaux. A partir de l’enquête que nous avons menée, nous constatons que Facebook a induit de nouvelles formes de sociabilités chez certains étudiants sénégalais de la France. Dès lors, nous remarquons qu’il y a une reconfiguration de  la sociabilité des étudiants en deux types à savoir la sociabilité réelle et la sociabilité virtuelle.  La sociabilité  réelle c’est-à-dire existentielle se manifeste par l’échange et le partage de statuts avec ses « amis » sur sa vie réelle.

L’étudiant peut aussi rejoindre de nombreux groupes selon ses intérêts comme la musique, l’école, l’université, la classe, le sport, les convictions idéologiques, etc. Ainsi se constitue des communautés qui regroupent des étudiants partageant les mêmes intérêts, ceci leur permet ainsi d’avoir une ouverture sociale au sein ou en dehors du campus. Ainsi, cette sociabilité réelle permet à ces étudiants, de garder le contact avec leurs cousins et cousines, leurs anciens camarades de classe, leurs amis du quartier, et tant d’autres connaissances malgré la distance qui peut les séparer. C’est ainsi que l’un de nos informateurs affirme : « Facebook m’a permis de rester en contact avec un ami d’enfance qui est au Sénégal ». En ce qui concerne la sociabilité virtuelle, elle se manifeste de façon formelle et se caractérise par le fait qu’on est juste amis sur Facebook. Dans ce cas, ce n’est plus une question de vivre ensemble avec des individus qu’on connait  mais plutôt avec des gens dont on ignore leur identité réelle. Dès lors, ces deux types de sociabilités ont des effets positifs aussi bien que négatifs sur la sociabilité.

            Toutefois, parmi les effets positifs, on peut citer le fait que ces étudiants «  augmentent leur capital social » et conservent leurs liens à travers ce réseau et en dehors du campus (DONATH J. & BOYD, 2004, p 71-82). Il est important aussi de mentionner que ce type de sociabilité facilite l’accès à l’information par les étudiants mêmes pendant les vacances. En plus, les étudiants partageant un même groupe selon leurs intérêts peuvent échanger à travers ce réseau sur des thèmes pouvant leur apporter des connaissances sur un certain nombre de sujets.

En outre, la sociabilité virtuelle permet à l’étudiant d’avoir une ouverture au monde en se créant de nouveaux amis, par exemple se faire amis avec des étudiants d’autres universités et d’échanger avec eux sur des points pouvant leur apporter des connaissances nouvelles. Bien qu’ayant des privilèges, Facebook connait des répercussions néfastes. Dès lors, nous pouvons mentionner la dégradation des liens physiques. Ceci s’explique par le fait que ces étudiants passent beaucoup de temps sur Facebook  jusqu’à négliger leurs contacts physiques c’est-à-dire ceux avec qui ils partagent le milieu social. En plus, il y a aussi le fait que des étudiants ratent des cours parce qu’ils sont concentrés sur Facebook. Aussi, bon nombre d’étudiants se font des amis sur Facebook  juste pour la forme, étant donné que nous pouvons constater que des étudiants peuvent être amis sur le réseau, sans jamais échanger à partir de la discussion instantanée.

De même, Les failles des réseaux sociaux sont nombreuses et Facebook n’échappe pas à cette règle et leurs conséquences peuvent être néfastes dans certaines situations. L’exposition de sa vie privée sur le réseau social (amis, famille, recruteur, …) conduisent souvent à la dégradation du  lien social, car les sénégalais vivent dans une société où le groupe prime relativement sur l’individu. Le fait d’étaler toute sa vie privée sur Facebook peut avoir des répercussions au cours de la vie de l’individu car il existe souvent des personnes mal intentionnées qui peuvent détruire toute une vie à travers le réseau social. On peut citer l’exemple du piratage de compte. Durant notre enquête,  une de nos enquêtés affirme d’être victime de piratage :

« J’avais eu un entretien d’embauche pour un job que j’avais postulé à l’époque, mais durant l’entretien le responsable des ressources humaines qui menait l’entretien m’avait demandé si j’avais un compte Facebook, je l’ai répondu bien sûr (rire), du coup il m’a demandé  s’il pouvait accéder à mon profil sur Facebook. Je l’ai répondu oui tout en souriant, mais le problème, c’est qu’il avait trouvé certains choses qui lui choqué comme des vidéos pornographiques, que je n’avais pas vue. Je lui aie expliqué que mon compte a été piraté mais il n’a pas voulu comprendre, du coup il m’a dit qu’il va m’appeler deux jours après l’entretien, mais il n’a jamais rappelé. C’est à cause de ça que j’ai perdu ce job. » (Binta, étudiante, 22 ans).

Pour dire que le réseau social malgré ces avantages, il regorge beaucoup d’inconvénients qui peuvent détruire beaucoup de choses. Et enfin il y a en qui partagent les mêmes statuts, publications et qui se croisent dans la vie réelle sans pour autant se saluer. 

                                                                 Conclusion

          Au terme de notre étude, nous pouvons dire que l’émergence des nouvelles technologies de l’information et de la communication ont permis à bon nombre de réseaux sociaux de voir le jour tels que Facebook. Cependant, ce réseau social a une influence sur les nouvelles générations notamment chez les étudiants sénégalais de L’UPEM. Ainsi  cette forte influence a suscité l’apparition de nouvelles formes de sociabilité à savoir la sociabilité réelle et la sociabilité virtuelle qui ont des effets positifs aussi bien que néfastes sur la vie sociale de ces étudiants. La plateforme peut susciter de multiples commentaires et de nombreux questionnements quant à ses méfaits et ses bienfaits. Parmi ces interrogations, on retrouve celles d’ordre et de désordre sociopolitique, concernant l’exercice de la démocratie. Par exemple, la mobilisation des «gilets jaunes» s’est structurée et amplifiée sur Facebook. Les manifestants se sont tournés vers le « meilleur outil » à leur disposition pour faire connaitre  leur colère, en partageant des photos, des vidéos et des messages. Au bout de quelques semaines, ils sont devenus des milliers à manifester dans toute la France pour demander l’augmentation du pouvoir d’achat et l’instauration d’une démocratie participative. Ainsi il est intéressant de se demander jusqu’où peuvent nous entrainer les révolutions numériques ?   

  BIBLIOGRAPHIE

  • AUBERT N., HAROCHE C. (dir.), 2011, Les Tyrannies de la visibilité: Être visible pour exister ? Erès, Toulouse.
  • CARDON, D, 2013, « Liens faibles et liens forts sur les réseaux sociaux », les Cahiers français, n° 372, Janvier-Février,
  • DONATH, J. & BOYD, D, 2004, “Public Display of Connection BT”, Technology Journal Vol. 22 n°4, 
  • Godefroy Dang Nguyen et Virginie Lethiais, 2016 « Impact des réseaux sociaux sur la sociabilité : le cas de Facebook », Dans Réseaux (n° 195), pages 165 à 195.

                                                            Webographie

  • https://www.cairn.info/revue-reseaux-2016-1-page-165.htm
  • https://www.persee.fr/doc/reso_0984-5372_1987_hos_5_1_3505
  • https://www.cairn.info/revue-vie-sociale-2011-2-page-117.htm
  • https://www.bfmtv.com/societe/sur-facebook-des-gilets-jaunes-se-preparent-deja-une-dixieme-journee-de-mobilisation-1613753.html   
  • https://www.cnetfrance.fr/news/comment-facebook-a-permis-aux-gilets-jaunes-de-se-mobiliser-39878049.htm  

                                                       Guide d’entretien

Thème 1 : Facebook

  • Débuts sur Facebook
  • Fréquences d’utilisation de Facebook

QUESTIONS :

       1.    À quel moment avez-vous commencé à utiliser Facebook ?

  1.1. Thématique de relance 1 : autres medias sociaux

  1.2. Thématique de relance 2 : Pourquoi Facebook

       2.    À quelle fréquence utilisez-vous Facebook ?

   2.1. Thématique de relance 1 : horaires

   2.2. Thématiques de relance 2 : possession d’un réseau de relation

Thème 2 : Usages sociaux de Facebook

       1.    Pourquoi utilisez-vous Facebook ? 

  1.1. Thématique de relance 1 : sociabilité 

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